samedi 27 avril 2024

L'effet de serre : un processus naturel amplifié par l'activité humaine

 

L'effet de serre 

1824 : la découverte du phénomène

En 1824, le scientifique Joseph Fourier découvre l’effet de serre. Quelques temps plus tard, en 1896, Svante Arrhenius découvre à son tour que la combustion des énergies fossiles charge l’air en CO2, occasionnant alors le réchauffement de l’air… C'est le début de la prise de conscience (déjà).

Toutefois, il faut attendre 1958 - 62 ans plus tard - pour que Charles Keeling mette enfin en lumière le fait que la concentration de gaz à effet de serre se répartit uniformément sur l'ensemble de la Terre et ne stagne pas au-dessus des zones industrialisées.

 

1976, La Sécheresse en mémoire                                                  

Même si d'autres sécheresses ont fait parler d'elles (notamment celle de 2003, (avec le décès de nombreuses personnes âgées),ou encore 2022et 2023 , celle de 1976 reste particulière dans nos mémoires.

L'effet de serre est un phénomène essentiel à la vie sur Terre. Il permet de maintenir une température moyenne globale propice à l'épanouissement de la vie.

Le processus naturel

1.   


Le Soleil émet un rayonnement solaire qui atteint la Terre.

2.    Une partie de ce rayonnement est réfléchie par la surface terrestre et renvoyée dans l'espace.

3.    L'autre partie est absorbée par la Terre, ce qui la réchauffe.

4.    La Terre, en retour, émet un rayonnement infrarouge.

5.    Certains gaz présents dans l'atmosphère, comme la vapeur d'eau, le dioxyde de carbone (CO2) et le méthane (CH4), absorbent une partie de ce rayonnement infrarouge.

6.    Cette absorption empêche le rayonnement de s'échapper dans l'espace et le renvoie vers la surface terrestre et l'atmosphère basse, contribuant ainsi au réchauffement de la planète.


L'effet de serre anthropique

Depuis la révolution industrielle, les activités humaines ont entraîné une augmentation significative des concentrations de gaz à effet de serre dans l'atmosphère, en particulier le CO2 issu de la combustion des énergies fossiles.

Cette augmentation artificielle des gaz à effet de serre amplifie l'effet de serre naturel, ce qui conduit à un réchauffement climatique global.

Les conséquences du changement climatique

Le changement climatique a des impacts importants sur l'environnement et les sociétés


humaines :

·         Augmentation de la température moyenne: La température moyenne mondiale a déjà augmenté d'environ 1°C depuis l'ère préindustrielle.

·         Événements météorologiques extrêmes: Augmentation de la fréquence et de l'intensité des vagues de chaleur, des sécheresses, des inondations, des cyclones et des feux de forêt.

·         Montée du niveau de la mer: La fonte des glaciers et des calottes glaciaires entraîne une élévation du niveau de la mer, menaçant les zones côtières.

·         Acidification des océans: L'absorption accrue de CO2 par les océans augmente leur acidité, ce qui menace la vie marine.

·         Perte de biodiversité: Le changement climatique perturbe les écosystèmes et menace de nombreuses espèces animales et végétales.


 

Ralentir le changement climatique

Il est possible de ralentir le changement climatique en réduisant les émissions de gaz à effet de serre. Cela implique :

·         Transition vers des énergies renouvelables: Remplacer les combustibles fossiles par des sources d'énergie propres comme l'énergie solaire, éolienne et géothermique.

·         Amélioration de l'efficacité énergétique: Réduire la consommation d'énergie dans tous les secteurs, des transports aux bâtiments.

·         Préservation des forêts: Les forêts absorbent le CO2 de l'atmosphère. Il est crucial de les protéger et de les restaurer.

·         Développement de technologies durables: Investir dans la recherche et le développement de technologies permettant de réduire les émissions de gaz à effet de serre et de s'adapter aux impacts du changement climatique.

 

 

Estimant que de nombreuses filières ne sont pas préparées à un réchauffement climatique, nous  ne pouvons que conseiller de s’adapter à ces nouvelles conditions sans attendre plus longtemps. Les vagues de chaleur s'allongent et deviennent plus rudes, il faut se faire au modèle d'un climat de plus en plus imprévisible.

Notre carrière d’œnologue consultant suffisamment  longue nous permet de noter notamment:

-        d’abord les phénomènes « températures » qui se répètent et s’aggravent :                                                   1°) 1976, dans le Sud Lubéron, vu de nombreux échaudages de grappes et des brulures sévère du feuillage. De fin juin à la mi-juillet, tous les records de chaleur sont battus. Puis pour les vendanges des trombes d’eau sont tombés mettant en péril la récolte et la qualité du millésime.

2°) 1983, Une vague de chaleur intense dure du 9 au 31 juillet : on dépasse encore les 40 °    . Je suis toujours dans le Lubéron.                                                                                                                    3°) L'été 2003 est le plus chaud jamais observé depuis le début de la mise en place d'un  réseau d'observation en France  (dépassant les 40 degrés le 4 août).  Je suis en campagne de vinification dans le département de l’Aude et principalement dans les Corbiéres.

 4°) 2006. La vague de chaleur, qui dure du 10 au 28 juillet, se situe au deuxième rang des plus sévères observées en France depuis 1950, après celle de 2003 (Météo-France). La basse vallée du Rhône est la plus affectée. La mer atteint 30 degrés à Marseille.

5°) et aussi 2019

6°) 2022 est l’année de tous les record (bien que)

7°) et 2023 !

8°) à suivre

 

Nous avons été témoin des conséquences désastreuses sur les vignobles surtout en zone méditerranéenne, mais le Sud-Ouest de la France a été également marqué. Dans toutes ces périodes des vignes ont ressenties des températures dépassant les 40 degrés. Ces températures élevées s’aggravent avec les effets des traitements de la vigne, de la réverbération sur les sols des vignes….

L'effet de serre n'est pas un phénomène que l'on peut stopper, il s'agit d'un processus naturel. Cependant, l'activité humaine amplifie considérablement cet effet, ce qui entraîne un changement climatique aux conséquences graves. Il est urgent de prendre des mesures pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et limiter le réchauffement climatique. Cependant notons que nous ne ferons que ralentir ces phénomènes sans pour autant le stopper …………C’est une utopie que de croire que l’on peut revenir en arrière.   

Maîtrise de l'oxygène dissous

 


Maîtrise de l'oxygène dissous: Bonnes pratiques à la cave



L'oxygène:
un allié précieux mais aussi un ennemi redoutable pour le vin. Une bonne maîtrise de l'oxygène à toutes les étapes de l'élaboration est essentielle pour optimiser la qualité du vin final.

 

Pourquoi est-il important de maîtriser l'oxygène?

Un excès d'oxygène dissous dans le vin peut entraîner:

·         Le développement de microorganismes nuisibles

·         Une oxydation excessive et irréversible du vin, avec pour conséquences:

o    Dégradation de la couleur

o    Apparition de défauts organoleptiques

 

Facteurs influençant la dissolution de l'oxygène:

 

·         Surface de contact air-vin: Plus elle est importante, plus la dissolution est rapide.

·         Température: Plus le vin est froid, plus il peut dissoudre d'oxygène.

 

Consommation de l'oxygène:

L'oxygène dissous est consommé par les composés du vin, principalement les polyphénols. C'est pourquoi les vins blancs et rosés, plus riches en polyphénols, sont plus sensibles à l'oxydation que les vins rouges.

Bonnes pratiques à la cave:

 

Pendant la clarification et l'élevage:

·         Protéger le vin de tout contact avec l'oxygène (cuves hermétiques, orillage régulier des barriques)

·         Maintenir les vins à basse température (8 à 12°C)

·         Ne pas aérer un vin à moins de 8°C ou s'assurer d'une protection suffisante en SO2 libre (20-25 ppm) avant le transfert

·         Privilégier des températures supérieures à 13°C lors des manipulations

·         Conserver les vins à température constante entre 12 et 15°C

Pendant le transfert du vin par pompage:

·         Inerter les tuyaux et la cuve de réception avant pompage avec un gaz neutre (CO2, azote, argon)

·         Démarrer et finir le pompage à vitesse réduite

·         Limiter la longueur des tuyaux et le nombre de raccords. Vérifier l'état des joints.

·         Remplir la cuve par le bas

·         Eviter les effets venturi

·         Placer la pompe en "poussée" si possible

·         Eviter les points hauts et les coudes dans les canalisations

·         Veiller à ne pas pomper d'air en cas d'utilisation d'une pompe centrifuge

·         Inerter les tuyauteries, les cuves et les modules de filtration pendant la filtration

·         Filtrer des volumes importants pour minimiser l'impact des phases de début et de fin de filtration

 


En suivant ces bonnes pratiques, vous limiterez l'apport d'oxygène indésirable à votre vin et contribuerez ainsi à sa qualité optimale.

 



lundi 22 avril 2024

Des vins neufs pour les nouveaux consommateurs


 

Des vins neufs pour les nouveaux consommateurs : l'analyse de Patrice Drucbert

Patrice Drucbert, œnologue expert honoraire près les tribunaux à Lézignan-Corbières et responsable de l'entreprise "Faire des vins sur mesure", apporte son éclairage sur les vins nouveaux et les nouveaux consommateurs.

Des profils de consommateurs en mutation

Patrice Drucbert observe une évolution des profils de consommateurs de vin. Il note une arrivée de nouveaux consommateurs, souvent plus jeunes, qui recherchent des vins différents, plus accessibles et moins conventionnels. Ces nouveaux venus sur le marché du vin sont moins attachés aux traditions et aux appellations d'origine contrôlée (AOC). Ils sont davantage attirés par des vins aux étiquettes originales, aux prix attractifs et aux goûts innovants.

Des vins nouveaux pour répondre à de nouvelles attentes

Pour répondre aux attentes de ces nouveaux consommateurs, Patrice Drucbert préconise de créer des vins nouveaux. Ces vins se caractérisent par :

·         Des cépages hybrides ou méconnus : l'utilisation de cépages moins connus permet de proposer des vins aux arômes et aux saveurs originales.

·         Des assemblages audacieux : le mélange de cépages différents permet de créer des vins complexes et surprenants.

·         Des méthodes de vinification innovantes : l'utilisation de nouvelles techniques permet de produire des vins aux profils aromatiques uniques.

·         Des designs d'étiquettes modernes et attrayants : un packaging soigné et original permet de se démarquer sur le marché.

L'importance de l'accompagnement et de la pédagogie

Patrice Drucbert souligne l'importance de l'accompagnement et de la pédagogie pour les nouveaux consommateurs de vin. Il est essentiel de leur faire découvrir la diversité du monde du vin et de leur apprendre à déguster les vins de manière objective.

En conclusion, Patrice Drucbert estime que l'avenir du vin passe par la création de vins nouveaux et par l'accompagnement des nouveaux consommateurs. Les professionnels du vin ont un rôle important à jouer pour innover et éduquer le public afin de garantir la pérennité de la filière.

Notons encore :

·         L'essor du e-commerce : le e-commerce offre de nouvelles opportunités aux vignerons pour toucher les nouveaux consommateurs.

·         L'importance du développement durable : les consommateurs sont de plus en plus soucieux de l'environnement et sont attirés par les vins produits de manière durable.

·         La montée en puissance des réseaux sociaux : les réseaux sociaux permettent aux vignerons de communiquer directement avec les consommateurs et de créer une communauté autour de leurs vins.

En se adaptant aux nouvelles attentes des consommateurs et en innovant, les vignerons ont toutes les cartes en main pour réussir à séduire les nouvelles générations et à assurer l'avenir du vin.

 

mardi 9 avril 2024

Fiche N° 2 - VIN ORANGE - MACERATION LONGUE CLASSIQUE- Millésime 2024


 

Fiche N° 2 -  VIN ORANGE

      MACERATION LONGUE CLASSIQUECépages Blancs et/ou Gris 

 

        PREAMBULE

 

FCaractère de la matière :

Raisins sains et mûrs, issus généralement de rendements faibles, maturité pelliculaire optimale.

Tous cépages blancs ou gris , surtout cépages à fort potentiel aromatique

FObjectifs :

Produire un vin gras, Orange avec des tanins enrobés, et Un éventail complexe d'arômes où se mêlent agrumes, épices, fruits secs, fleurs et notes d'écorces d'orange, pour une expérience gustative captivante.                

 FPrincipaux risques à maîtriser :

Manque de concentration du raisin due à une matière première insuffisamment mûre.

Eviter l’apparition d’astringence, de sécheresse ou d’amertume par des extractions mal maîtrisées ou des températures de vinification non conformes.

FBases de la vinification :

Appliquer les bonnes pratiques d’hygiène des matériels et des cuves.

Appliquer les bonnes pratiques de macération pellicilaire et de fermentation

Si le pH est supérieur à 3,70 : acidifier, avec apport sur le raisin à l’encuvage ou à la vigne.

Récolte et  Transport

Cépages blancs ou gris bien mûrs (+12°5) sans problème d'état sanitaire. Le choix du ou des cépages est importants dans l’orientation oeganoleptique du Vin Orange

Egrappage (Egrenage à la machine à vendanger…)

SO2 : 6 g/hl, au bidon en goutte à goutte sur la cuve ou à la benne

Enzymage (éventuellement) : 3 g/hl de ICV KZYM plus rouge (soit 25 g par tonne de raisins) à chaque apport en évitant le contact direct avec la solution sulfureuse

Macération en Cuve

 

Levurage direct en fond de cuve au 1er apport,  20 à 30  g/hL

Choix de la levure en fonction du cépage et du type de vin orange recherché :

ICV GRE D47, ICV 254

ZYMAFLORE® RX60

Ajout de 20g/hL de FERMAID ou de Sulfate d’ammoniaque si Degré potentiel supérieur à 13°

Fermentation

Température de fermentation entre 20 et 25 °c au maximum (impératif, si possible)

Délestage tous les jours les 4 premiers jours Aération obligatoire à 1055 – 1050 avec 15 g/hL de NH4+  (ou FERMAID)

2 délestages par semaine, les semaines suivantes (tous les 3 jours), y compris en post fermentaire suivant la dégustation

Selon le stade de fermentation, refroidir en systématique (consignes de températures en préventif : froid systématique ½ h jusqu’à 1030 à partir de 26°C)

Durée de macération : 15 jours à 4 semaines...ou plus selon millésime et dégustation

Si la fermentation est quasi achevée sous marc, compléter la cuve avec un vin de qualité proche, pour maintenir le chapeau immergé et la cuve pleine. Attention au choix du vin (sucres achevés, pas de malo enclenchée)

 

Pressurage

Pressurage au pressoir Vaslin. Regroupement coule + P1 avec 2g/hL de SO2.

Séparation éventuelle (dégustation) des dernières presses P2, regroupées (sulfitage de la totalité cuve de presse P2  à 7 g/hL dès le début de remplissage

Soutirage avant FML, après confirmation analytique de la fin de FA, 48h après

Si le temps de latence fin FA – début FML > 7 j, ensemencer avec une souche de bactérie lactique  adaptée

Soutirage et Sulfitage 6 g/hL dans la cuve d’arrivée après confirmation analytique de l’achèvement de la FML

Second soutirage après 8 jours et ajuster le SO2.

Elevage

Elevage en cuve, en fûfs de Chêne, amphore pssible selon les objectifs organoleptique du produits

 

LES OBJECTIFS DE STYLE DU VIN    

Une texture surprenante:

Une sensation en bouche plus ample et charnue, avec des tanins délicats qui apportent une structure bienvenue.

Une symphonie aromatique:

 Un éventail complexe d'arômes où se mêlent agrumes, épices, fruits secs, fleurs et notes d'écorces d'orange, pour une expérience gustative captivante

 

 

             

 

Fiche d’élaboration N° 1 - VIN ORANGE Avec Pré-fermentaire à froid Millésime 2024

 


Fiche d’élaboration N° 1 -  VIN ORANGE                                     

Avec  Pré-fermentaire à froid

Cépages Blancs et/ou Gris - Possibilité d’élevage en futs de Chêne

LE VIN  ORANGE

Un héritage ancestral revisité

Si leur popularité récente est indéniable, il ne s'agit en réalité que d'un retour aux sources. La technique de vinification en macération des raisins blancs, à l'origine de la couleur orangée et des arômes complexes de ces vins, est une tradition ancestrale originaire du Caucase et de Géorgie. Après une période d'oubli, elle a été remise au goût du jour par des vignerons italiens et français dans les années  1989 / 1990, insufflant un souffle nouveau au monde du vin.

Un univers de saveurs à explorer

Contrairement aux vins blancs classiques, les vins oranges se distinguent par un contact prolongé des peaux avec le jus pendant la fermentation. Cette pratique ancestrale confère à ces vins des caractéristiques uniques :

Une robe flamboyante: Des nuances d'orange, d'ambre et de cuivre qui attirent l'oeil et invitent à la découverte.

Une texture surprenante:

Une sensation en bouche plus ample et charnue, avec des tanins délicats qui apportent une structure bienvenue.

Une symphonie aromatique:

 Un éventail complexe d'arômes où se mêlent agrumes, épices, fruits secs, fleurs et notes d'écorces d'orange, pour une expérience gustative captivant

PREAMBULE

FCaractère de la matière :   

                                                                                                                                               Raisins blancs sains et mûrs, issus généralement de rendements faibles, maturité pelliculaire optimale.Tous cépages blancs, surtout cépages à fort potentiel aromatique

FObjectifs :

Produire un vin ORANGE gras, coloré avec des tanins enrobés, et du fruité frais type agrume , poivre, fruits secs

FPrincipaux risques à maîtriser :

Manque de concentration du raisin due à une matière première insuffisamment mûre.

Eviter l’apparition d’astringence, de sécheresse ou d’amertume par des extractions mal maîtrisées ou des températures de vinification non conformes.

FBases de la vinification :

Vin de macération de cépages blancs et/ou gris

Appliquer les bonnes pratiques d’hygiène des matériels et des cuves.

Appliquer les bonnes pratiques de fermentation

Si le pH est supérieur à 3,70 : acidifier, avec apport sur le raisin à l’encuvage ou à la vigne

 

Points clés de la vinification :

FEn phase pré-fermentaire : au moins 6 jours entre 10 et 14 °C maximum, en limitant les extractions et les apports d’oxygène trop violents.

FFermentation alcoolique : avec température bien maîtrisée, minimum entre 18 et 20°C, maximum entre 23 et 25 °C.

 

Récolte et  Transport

Egrappage (ou Egrenage à la machine à vendanger…)

SO2 : 8 g/hl, au bidon en goutte à goutte sur la cuve ou à la benne

Enzymage : ICV KZYM plus Blanc 3/hL (soit 25 g par tonne de raisins) à chaque apport en évitant le contact direct avec la solution sulfureuse

Macération en Cuve

Rabaisser dés que possible la température autour de 8°/14°C

Maintenir cette phase de pré fermentaire à froid pendant au moins 5 jours

Levurage : 30 g/hl de ICV D47 ou . ZYMAFLORE® RX60 Le levurage se fera dés que la température du jus se rapproche de 15°/16°. Après régénération d’ICV D47 ou ZYMAFLORE® RX60 dans de l’eau chaude à 40° et réactivation dans une comporte de jus à température comprise entre 15 et 20°, incorporer le levain par le dessus sur le chapeau de marc. Attendre quelques heure avant de faire un délestage. Arrêter bien entendu le froid jusqu’à une température  de 22°C

Ajout de 20g/hL de Fermaid ou de Sulfate d’ammoniaque si Degré potentiel supérieur à 13°5

 

Fermentation

Température de fermentation entre 24° et 26°C au maximum (impératif, si possible)

Délestage tous les jours avec aération à l’inox fritté : tous les jours les 4 premiers. Remontages entre les délestages la première semaine. Aération obligatoire à 1055 – 1050 avec 15 g/hL de NH4+  ou Fermaid

2 délestages par semaine, les semaines suivantes (tous les 3 jours), y compris en post fermentaire suivant la dégustation

Selon le stade de fermentation, refroidir en systématique (consignes de températures en préventif : froid systématique ½ h jusqu’à 1030 à partir de 26°C)

Durée de macération : 15 jours à 5 semaines...

Si la fermentation est quasi achevée sous marc, compléter la cuve avec un vin de qualité proche, pour maintenir le chapeau immergé et la cuve pleine. Attention au choix du vin (sucres achevés, pas de malo enclenchée)

 

Pressurage - Elevage

Pressurage au pressoir Vaslin. Regroupement coule + P1 avec 2g/hL de SO2. Séparation éventuelle (dégustation) des dernières presses P2, regroupées (sulfitage de la totalité cuve de presse P2  à 6 g/hL dès le début de remplissage

Soutirage à l'air avant FML, Maintenir une température entre 20 et 25°C

Si le temps de latence fin FA – début FML > 5j, ensemencer

Soutirage à l’air et Sulfitage 5g/hL dans la cuve d’arrivée après confirmation analytique de l’achèvement de la FML

Second soutirage après 8 jours et ajuster le SO2.

Dégustations réguliéres

L’élevage pourra se poursuivre en cuve ou en fûts de chêne

 

Fin de l’élevage

 

Selon dégustation et stabilisation, coller avec une colle végétale et préparer la mise en bouteille

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