dimanche 19 mai 2024

Retailler la vigne après des dégâts de grêle

 

Retailler la vigne après des dégâts de grêle, notre avis personnel

 


Quand tailler ?

·         En région méridionale, la taille peut s'effectuer jusqu'à la mi-juin (du 15 au 21 juin). Au-delà, il est inutile car la vigne n'aura pas le temps d'aoûter.

·         En cas de grêle précoce (avant le 15 juin):

o    Si toutes les grappes sont détruites et les rameaux éclatés et pelés, la retaille est nécessaire.

o    Si les rameaux herbacés ne sont ni éclatés ni pelés et qu'il reste des inflorescences intactes, il est inutile de tailler.

·         En cas de grêle tardive (fin juin, juillet et août):

o    Vignes adultes: laisser la vigne en l'état et ne pas envisager la retaille.

o    Jeunes vignes ou ceps faibles: soulager la souche en enlevant les grappes atteintes.

 

Dans tous les cas:

·         Assurer une protection tardive du feuillage contre le mildiou et l'oïdium.

·         Surveiller le développement de la végétation et palisser le plus soigneusement possible.

 

Comment tailler après une grêle précoce ?

·         L'objectif est de maintenir 4 à 5 pousses vigoureuses par souche.

·         Pour les vignes conduites en Cordon de Royat ou en gobelet, sectionner les rameaux à un demi centimètre du bois du courson.

·         Pour les vignes taillées en Guyot simple ou double, rabattre les longs bois en laissant 2 à 3 bourgeons à leur base.

·         Éviter toute fertilisation azotée.

 

Comment tailler l'hiver suivant ?

·         Tailler le plus tardivement possible.

·         Sur les plantations de l'année, butter les jeunes plantations pour les protéger du gel.

·         Sur les vignes âgées de 2 à 3 ans, évaluer les dégâts en enlevant les lambeaux d'écorce du jeune tronc. Si les lésions sont importantes, rabattre le tronc de 2 à 3 bourgeons au-dessus du sol.

·         Sur les vignes adultes, conserver sur les tailles courtes les coursons peu ou pas blessés. Pour les vignes taillées en Guyot, il est possible de passer en Cordon de Royat pour une année.

 

Traitement après la grêle

·         Rot blanc: traiter rapidement (moins de 12 heures après la grêle) avec un fongicide de contact à base de folpel si le risque est élevé.

·         Cicatrisation: aucun traitement n'a montré d'efficacité prouvée. Le cuivre peut même avoir un effet négatif à forte dose.

 

Informations complémentaires

Contactez votre technicien (e)) de la Chambre d’Agriculture dont vous dépendez

 

Patrice DRUCBERT

 

La Grêle dans l’Aude

Mauvaise nouvelle. La grêle touche encore notre département


https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/aude/carcassonne/intemperies-dans-l-aude-les-vignes-autour-de-limoux-touchees-par-la-grele-les-orages-et-les-fortes-pluies-de-vendredi-soir-2972027.html


Grêle et dérèglement climatique : un lien de plus en plus évident

Si la grêle a toujours fait partie des aléas climatiques, son intensité et sa fréquence semblent augmenter ces dernières années, en lien avec le dérèglement climatique.

Les causes de cette intensification

·         Hausse des températures : L'air chaud peut contenir plus d'humidité, ce qui favorise la formation de nuages orageux plus intenses et donc de grêlons plus gros.

·         Instabilité atmosphérique accrue : Le réchauffement climatique perturbe les courants atmosphériques, créant des conditions plus propices aux orages violents.

·         Augmentation de l'évapotranspiration : L'augmentation de l'évapotranspiration (l'eau qui s'évapore du sol et des plantes) met plus d'humidité dans l'atmosphère, alimentant ainsi la formation de grêle.

Les conséquences sur les vignes

·         Dégâts importants : Les grêlons peuvent causer des dégâts importants aux vignes, en cassant les branches, en abîmant les feuilles et les grappes, et en réduisant la production.

·         Perte de qualité : Les grêlons peuvent également affecter la qualité des raisins, les rendant impropres à la vinification.

·         Impact économique important : Les épisodes de grêle peuvent avoir un impact économique important pour les viticulteurs, entraînant des pertes de revenus importantes.

Vers une adaptation nécessaire

Face à l'augmentation des épisodes de grêle, les viticulteurs doivent s'adapter en mettant en place des stratégies de prévention et de protection.

·         Prévention : Choix de cépages plus résistants à la grêle, installation de filets anti-grêle, recours à la lutte anti-grêle par avion.

·         Protection : Assurance contre les aléas climatiques, diversification des parcelles et des cépages, pratiques culturales adaptées.

La recherche scientifique se mobilise également pour mieux comprendre le phénomène de la grêle et développer de nouveaux outils pour aider les viticulteurs à s'adapter.

En conclusion, le lien entre la grêle et le dérèglement climatique est de plus en plus évident. Les viticulteurs et la recherche scientifique ont un rôle important à jouer pour s'adapter à ce phénomène et en limiter les impacts.

Ressources complémentaires :

 

https://www.geo.fr/environnement/le-changement-climatique-rend-les-grelons-plus-gros-208907

 


L’impact des températures estivales sur le stockage du vin

 


L’impact des températures estivales sur le stockage du vin


La hausse des températures au printemps et en été peut avoir des conséquences importantes sur les vins, qu’ils soient stockés en cuve, en fûts ou en bouteilles. La maîtrise des conditions ambiantes, notamment de la température, est essentielle pour assurer la stabilité et la bonne conservation des vins. En l’absence d’un système de régulation, comme la climatisation, l’augmentation des températures dans les caves et les salles de stockage au printemps et en été peut avoir des conséquences importantes.

Risques microbiologiques

Le printemps et l’été sont des périodes critiques d’un point de vue microbiologique. Plus la température du vin est élevée, plus la croissance des micro-organismes présents dans le vin peut être rapide. Les levures et bactéries indésirables peuvent se multiplier et entraîner des altérations irréversibles du vin.

Brettanomyces

Avec la hausse des températures, des Brettanomyces potentiellement présentes dans le vin, en dormance pendant l’hiver, sont susceptibles de se développer. Il est généralement admis qu’au-delà de 16°C, les risques augmentent considérablement.

C’est pourquoi il est essentiel d’effectuer des contrôles réguliers sur vos vins, en cuve ou en barrique. Les niveaux de SO2 libre et surtout de SO2 actif doivent être surveillés. Avec une concentration de 0,6 à 0,8 mg/L de SO2 actif, le risque est considéré comme faible. Des analyses microbiologiques des populations de Brettanomyces sont également recommandées pour éviter leur multiplication et l’apparition de phénols volatils (odeurs d’écurie, sueur de cheval...) qui dénaturent le vin.

Refermentations

Les producteurs de vins blancs moelleux et fortifiés sont extrêmement sensibles aux risques de refermentation des vins. S’il y a encore des levures dans le milieu et que la protection par sulfitisation est insuffisante, un développement de levures associé à la refermentation peut être observé. Ce phénomène s’accompagne de l’émission de CO2 et d’une opacification du vin.

Cependant, il ne faut pas confondre refermentation et dégazage naturel des vins. Les symptômes peuvent parfois être mal interprétés. Dans tous les cas, une analyse en laboratoire est nécessaire afin de pouvoir réagir rapidement en cas de refermentation avérée (filtration stérile, ajustement des doses de SO2, sorbation...).

Évolution des vins

Que l’élevage ait lieu en cuve ou en barrique, l’évolution du vin sera influencée par différents paramètres tels que la température, la présence d’oxygène, l’humidité ou encore la vitesse de circulation de l’air. L’action plus ou moins forte d’un ou plusieurs de ces paramètres peut conduire à des types de vins très différents.

Dans les cuves ou les fûts en acier inoxydable, la température joue un rôle important dans l’évolution des vins. Les vins conservés à 12°C ont une concentration en anthocyanes plus élevée que ceux conservés à 22°C. Les vins conservés à basse température ont une couleur qui se conserve beaucoup mieux et un arôme qui évolue moins.

Pour les vins en barriques, la dégustation de vins élevés à haute température (20-22°C) révèle un caractère boisé plus fort. Ces vins ont également un arôme plus développé. L’astringence et la dureté finale ont tendance à diminuer avec les températures élevées, ce qui peut améliorer un vin « rustique » avant le vieillissement mais peut à l’inverse nuire à un vin équilibré.

La température et l’humidité relative ont une forte influence sur la consommation. Une température élevée et une faible humidité relative entraînent une consommation importante. À l’inverse, la consommation est fortement réduite à basse température et à forte humidité. Dans tous les cas, il est intéressant d’identifier lors des ouillages, les fûts qui ont le plus consommé. Ils serviront de témoins à analyser en priorité pour prévenir les pertes de SO2 et les déviations microbiologiques.

Contamination de l’air

Les odeurs et les goûts de moisi sont des écarts majeurs qui peuvent affecter les vins. Les coupables, les haloanisoles, peuvent contaminer le vin en vrac, mais aussi tous les produits poreux (bentonite, bouchons, plaques filtrantes...) stockés dans une pièce « contaminée par l’air ». Cette contamination de l’air est d’autant plus importante que la température ambiante est élevée. En effet, avec la hausse des températures, les haloanisoles se volatilisent de manière plus importante, ce qui augmente le risque de contamination du vin. L’été est le moment le plus approprié pour effectuer un contrôle de la contamination de l’air par piégeage.

En cas de contamination avérée de l’air, des mesures curatives sont nécessaires : éliminer les sources de contamination (charpentes, caisses de palettes, autres bois traités avec certains fongicides...) ou réduire leurs nuisances.

Bouteilles qui fuient

L’été apporte parfois quelques mauvaises surprises en termes de stockage des bouteilles de vins. Avec la hausse des températures, on observe parfois des fuites de bouteilles. En effet, la dilatation du vin et l’augmentation de la pression sous le bouchon peuvent entraîner, en cas de bouchon défectueux ou de mise en bouteille incontrôlée, des montées de vin, voire des fuites.

Après conditionnement, la refermentation des vins contenant des sucres résiduels et mal stabilisés est également l’une des causes de fuites de bouteilles.

Conclusion

Face à tous ces risques potentiels, plusieurs solutions techniques existent (isolation, climatisation, régulation thermique des réservoirs, circulation de l’air neuf la nuit...). Dans tous les cas, il apparaît essentiel de gérer au mieux le contrôle de la température dans tous les gardes.

 

vendredi 17 mai 2024

Production de vins sans sulfites ou avec peu de SO2

 

Des vins sans sulfites ou avec peu de SO2 

Introduction

La production de vins sans sulfites ou avec peu de SO2 (dioxyde de soufre) est un défi croissant pour les vignerons. En effet, cette pratique nécessite une maitrise accrue de la vinification et des techniques culturales, afin de pallier l'absence de cet agent antiseptique couramment utilisé.

Les 3 axes techniques principaux :

1.    Maîtrise microbiologique : Du raisin à la mise en bouteille, il est crucial de contrôler la présence de microorganismes indésirables. Cela implique des pratiques culturales rigoureuses (lutte contre les maladies du vignoble), une récolte au bon moment et des techniques de vinification adaptées.

2.    Vinification pour des vins stables : L'objectif est d'obtenir des vins peu réactifs à l'oxygène. Cela passe par des choix précis de cépages, de levures et de techniques de vinification (température contrôlée, macération courte, etc.).

3.    Technologies de travail du vin sans oxygène : Des outils et techniques permettent de minimiser l'exposition du vin à l'oxygène durant toutes les étapes de la vinification, de l'encuvage à la mise en bouteille.

Conséquences des tendances climatiques actuelles :

Le changement climatique met à mal la production de vins sans sulfites, car il favorise :

·         Augmentation du pH: Un pH plus élevé rend le vin plus fragile et favorise le développement de microorganismes indésirables.

·         Hausse des températures de récolte: Des raisins plus mûrs ont un pH plus élevé et des sucres plus importants, ce qui attire les microorganismes.

·         Alternance chaleur et humidité: Favorise le développement de maladies fongiques et bactériennes.

·         Augmentation du Brettanomyces et des Lactobacilles: Ces microorganismes peuvent altérer la qualité du vin et produire des composés désagréables.

·         Acidité volatile accrue: Conséquence des fermentations indésirables, elle peut donner un goût vinaigré au vin.

Limites du SO2 et contexte réglementaire :

·         Efficacité du SO2 en baisse : Le réchauffement climatique affecte l'efficacité du SO2 comme antiseptique.

·         Limites légales du SO2 en baisse : Les réglementations limitent de plus en plus les doses de SO2 autorisées dans les vins.

·         Demande du marché en baisse pour le SO2 : Les consommateurs sont de plus en plus soucieux de la présence de sulfites dans les vins et recherchent des alternatives.

Conclusions et principes clés :

·         Trouver des alternatives au sulfitage : Il est nécessaire de développer de nouvelles méthodes et produits pour protéger les vins sans sulfites.

·         Protection de la microflore naturelle du raisin : Le raisin intact possède une flore microbienne stable qu'il faut préserver.

·         Choc et jus : Le moment où le raisin est cassé et entouré de jus est crucial, car il favorise le développement microbiologique.

Évaluation du risque microbiologique à la récolte :

·         Facteurs favorables à un faible risque : pH < 3,5, vendange saine, maturité optimale, température < 18°C.

·         Facteurs augmentant le risque : Sur-maturation, altération de la pellicule du raisin par des champignons ou insectes.

Bio-protection vs sulfitage :

·         Bio-protection : Vise à protéger le jus de l'invasion microbienne indésirable en utilisant des souches microbiennes sélectionnées ("lutte biologique").

·         Sulfitage : Vise à détruire la flore indigène en espérant qu'une partie favorable à la qualité du vin subsiste.

·         Avantages de la bio-protection : Respecte la flore indigène, la maintient sous contrôle (antagonismes microbiens), s'inscrit dans une démarche plus durable.

Pour aller plus loin :

·         ICV : https://www.icv.fr/

·         Laffort : https://laffort.com/en/

En conclusion, la production de vins sans sulfites ou avec peu de SO2 est un défi complexe mais passionnant. En s'appuyant sur une compréhension fine des interactions entre le raisin, les microorganismes et l'environnement, et en développant des techniques innovantes, les vignerons peuvent élaborer des vins de qualité sans recourir excessivement aux sulfites.

 

mercredi 15 mai 2024

Conserver le fruit pendant l'élevage en maîtrisant le contact avec l'oxygène

 


Introduction


Les vins blancs, rosés et rouges à expression rapide ont besoin d'oxygène pendant la fermentation alcoolique, parfois en début d'élevage pour contrer les aspects réducteurs liés aux lies. Ensuite, en cours d'élevage et de préparation à la mise en bouteille, il faut limiter le contact avec l'oxygène, qui provoque l'évolution du vin et la diminution des arômes fermentaires et fruités. Or, ces vins sont souvent mis en bouteille tôt, pour conserver la fraîcheur du fruit. Du coup, on les travaille au plus froid de l'hiver. Et c'est là que ça se complique...

Maîtriser le contact du vin avec l'oxygène

Maîtriser le contact du vin avec l'oxygène est donc indispensable pour conserver le fruit des vins.

Oxygène et froid

Chacun sait qu'un vin froid est plus difficile à dégazer par exemple. C'est une loi physique : les gaz sont plus solubles dans un vin froid. En chiffres : à 20°C, un vin saturé en oxygène contient 8,4 mg/l d'oxygène dissous. A 0°C, il en contient 12 mg/l soit 30% de plus. L'oxygène dissous dans le vin est ensuite consommé par des réactions d'oxydations (réaction de l'oxygène avec le SO2 libre, avec les polyphénols...). Mais à froid, elles sont plus lentes.

Aérer à froid : la bombe à retardement

Un vin aéré à froid dissout de grandes quantités d'oxygène, qui restent dans le vin et agissent plusieurs semaines après, quand le vin se réchauffe. A ce moment, on assiste à une baisse du SO2 libre puis une oxydation rapide et importante du vin.

Gérer la réduction avant les froids

Exposer le vin au froid hivernal est positif pour sa clarification et sa stabilisation tartrique. Par contre, avoir à ôter la réduction sur un vin froid (<10°C) est un cauchemar oenologique. Les soutirages à l'air que l'on fera alors sont moins efficaces vis à vis des composés soufrés que l'on a du mal à éliminer à froid, en revanche, les quantités d'oxygène ingurgitées par le vin sont très importantes. Il faut donc faire de la prévention... quelques éléments :

·         Un bon débourbage pour les blancs et rosés, à soigner d'autant plus que la vendange n'est pas tout à fait assez mûre.

·         Pas trop de SO2 sur la vendange (au pressoir ou à l'encuvage des rouges) : si la vendange est saine, pas trop chaude et d'une acidité habituelle en Val de Loire, dépasser 3 g/hl est inutile.

·         Soutirer absolument les vins rouges avant malo.

·         Et ne pas laisser blancs et rosés sur grosses lies de fermentation si la vendange était un peu herbacée, ou si les premières odeurs de réduction apparaissent. Les sulfitages massifs de sortie malo favorisent la réduction. Privilégier un sulfitage fractionné.

Soutirages et filtration à froid

En cours d'élevage, il faudrait pouvoir attendre une remontée des températures des vins à 10-12°C minimum pour positionner les soutirages et les filtrations. Quand on fait des mises précoces, que le chai n'est pas isolé, et qu'en plus on dépend du planning d'un prestataire pour les filtrations, ça devient un vrai casse-tête. Ce qui peut être fait dans ce cas-là, c'est de monter les vins en température quelques jours avant (ou un inertage le plus complet possible du transfert cuve de réception saturée au CO2, inertage de la cuve de départ en cours de pompage, pompage sous azote)

Suivi de l'oxygène dissous

Si une filtration a été faite sans précautions sur un vin froid (les températures basses diminuent la filtrabilité et augmentent le colmatage) une solution « curative » existe encore... A la sortie de la filtration, on fait une mesure d'oxygène dissous. En dessous de 1,5 mg/l, l'impact n'est encore pas catastrophique.

Conclusion

L'œnologie moderne consiste à utiliser au mieux les gaz. Azote, oxygène, CO2 trouvent leur place dans l'élaboration d'un vin élégant, aromatique et délicat. L'art de bien manier le sulfitage

Patrice DRUCBERT

mardi 14 mai 2024

Les vignobles du Grand Sud de France , du Sud Ouest et d'Aquitaine

 La situation au 14 mai 2024

Mildiou : forte pression dans les vignobles du sud de la France

Points clés :

·         Épidémie généralisée : La pression du mildiou est actuellement élevée dans la plupart des vignobles du sud de la France et de l’Aquitaine.

·         Les conditions pluvieuses amplifient les risques : Les conditions pluvieuses actuelles en région Occitanie exacerbent encore le risque d’épidémies de mildiou.

·         Apparition précoce sans précédent : Les premiers symptômes du mildiou sont apparus exceptionnellement tôt le 22 avril, « deux à trois semaines plus tôt que les millésimes 2020 et 2023, qui étaient déjà considérés comme précoces ! »

·         Régions touchées : Les régions de Bordeaux, du Sud-Ouest, d’Occitanie et de Provence sont toutes touchées.

Informations supplémentaires :

·         Croissance précoce de la vigne et gel printanier : Les températures anormalement chaudes du début de l’année ont stimulé la croissance de la vigne, entraînant un cycle jusqu’à trois semaines d’avance dans certaines régions. Cette croissance précoce a rendu les vignes plus vulnérables aux dommages causés par le gel printanier.

·         Impact de givre varié : Alors que les vignobles du sud-ouest ont généralement été épargnés par le gel de fin avril à un niveau macro, certaines exploitations individuelles ont subi des pertes importantes. Des dégâts ont également été signalés en Occitanie et en PACA.

Recommandations:

·         Vigilance: Les viticulteurs des régions touchées doivent rester vigilants et surveiller de près leurs vignes pour détecter les signes d’infection par le mildiou.

·         Mesures préventives : Mettre en place des mesures préventives, telles que la pulvérisation de fongicides, pour protéger les vignes du mildiou.

·         Restez informé : Restez à l’affût des dernières prévisions et recommandations des autorités agricoles locales.

Dans l’ensemble, l’épidémie de mildiou constitue une menace sérieuse pour les vendanges 2024 dans le sud de la France. Les viticulteurs doivent prendre des mesures proactives pour protéger leurs vignes et minimiser les pertes potentielles.

 

BIENVENUE SUR " Vins sur Mesure et Récits de Terroir par Patrice Drucbert.

Vinifier le Sud en 2026 : Stratégies et impératifs de la nouvelle œnologie

Par Patrice Drucbert, Œnologue consultant Le Grand Sud, des vignobles bordelais aux terrasses languedociennes, en passant par la Provence et...