jeudi 3 mars 2022

Commercialisation et adaptation des produits au marché

 

Commercialisation et adaptation des produits au marché

  • formuler des recommandations dans le domaine du marketing portant sur la désignation et la présentation du produit lors de sa mise en sur les marchés national et international ;
  • conseiller les différents acteurs de la production à la commercialisation des produits de la vigne et agir utilement à leurs côtés ;

Analyser avec le producteur et le spécialiste en marketing les résultats de ventes du produit obtenu et suggérer des changements dans le processus de production afin de répondre au mieux aux préférences révélées des consommateurs

Nous travaillons en concert avec le cabinet de Marketing dirigé par Thierry DRUCBERT

https://www.abyssales-performances.com


samedi 26 février 2022

A propos de le MACÉRATION CARBONIQUE

 

MACÉRATION CARBONIQUE

 

Cuvaison de raisins entiers, non éraflés et non foulés (récolte manuelle)

 

Baies intactes placées en conditions anaérobies (CO2 exogène ou de fermentation) :

 

-          développent sensation gazeuse et arôme de fruit blet (cf Pasteur)

-          consomment une partie du CO2 du milieu : maintenir l’inertage par un nouvel apport pendant 48 h

-          produisent de petites quantités d’éthanol (< 2,5 % vol). Moins mais plus vite à 35°C. Nécessité de réchauffer les vendanges trop froides

-          consomment l’acide malique (30 à 60 %)

-          désorganisation des parois cellulaires avec migration de la couleur et de l’azote vers le jus

-          développement d’arômes caractéristiques (esters) en complément de ceux du métabolisme levurien

 

Intensité et cinétique des phénomènes sont fonction de la température. Couple température/temps de la phase anaérobie est essentiel pour la conduite de la macération carbonique. Exemple : 6 à 8 jours à 30 – 32 °C ou 10 jours à 25°C...

 

Risques microbiologiques plus importants :

·                    Croissance de certaines espèces de bactéries favorisée par le CO2, FML facilitée, enrichissement en acides gras de la pruine et en azote, déviations possibles surtout à froid (acétate d’éthyle), peu de jus, sulfitage non homogène...

·                    Maîtrise par sulfitage (3 à 8 g/hl) et acidification

 

Libération progressive du jus au cours de la cuvaison : 15 % en 24 h, 60 % au 5e jour, 80 % au 7e jour d’où fermentation alcoolique plus lente et moins exothermique

 

Ecoulage vers 1000 à 1010 de densité, les jus de presse sont alors vers 1020 à 1050 et sont plus riches organoleptiquement et en éthanol, mais moins colorés. Recherche d’un rapport P/G élevé, le plus souvent assemblage immédiat des gouttes et des presses. L’enrichissement (chaptalisation) a lieu à ce stade.

 

La macération carbonique donne des vins de structure légère avec de la souplesse et de la rondeur en bouche, et augmente l’intensité aromatique des cépages neutres. L’évolution au vieillissement n’est pas favorable : convient mieux aux vins primeurs. Permet aussi de valoriser des cépages rustiques comme le Carignan.

 

 

DES RAPPELS IMPORTANT sur l’azote et les fermentations alcooliques

 

DES RAPPELS IMPORTANT sur l’azote et les fermentations alcooliques

Pour garder en mémoire avant de penser aux prochaines vendanges et au levurage.






 

 

·                  Des besoins en azote en fonction du degré potentiel :

 

Azote assimilable

Degré pot. % vol

Risques arrêts fermentaires / odeurs soufrées

 

 

Inf. à 150 mg/l

 

> 12

 

 

Très élevés

 

< 12

Elevés à faibles selon les autres paramètres (température de fermentation, niveau de débourbage, dose de levure…)

 

150 à 250 mg/l

> 12,5

Très élevé

 

< 12,5

Elevés à faibles selon les autres paramètres (température de fermentation, niveau de débourbage, dose de levure…)

Inf. à 250 mg/l

> 13

Très élevés

< 13

Elevé à faible selon les autres paramètres

 

·                  Principe d’adaptation du pic de température et de la dose de levurage selon le degré potentiel du moût à fermenter (rouge) :

 

Degré potentiel du moût à fermenter

Pic de température de fermentation

Dose de levure g/hl

< 12 % vol

32 °C

10

12 < x < 13 % vol

28 °C

15

13 < x < 14 % vol

25 °C

> 20

  

 

Procédure en cas d’arrêts :

 


 

Opérations communes

Opérations spécifiques

Blanc / Rosé

 

- Loger le vin en cuve pleine pour éviter la piqûre acétique (éviter les vidanges)

- Sulfiter (2 à 4 g/hl) pour éviter la piqûre lactique : dégradation des sucres pas les bactéries lactiques qui est toujours plus rapide en rouge

- Faire un pied de cuve

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rouge

- Décuver : la fermentation ne redémarre pas sous marc (trop chaud)

- Acidification possible en complément du SO2 pour éviter les piqûres lactiques rapides (+ de SO2 actif)

- Laisser la température descendre en dessous de 25 °C pour tenter un pied de cuve (parfois reprise spontanée à cette température)

jeudi 13 janvier 2022

ALTERNATIVES au SO2 et MESURES PREVENTIVES selon les étapes

 

ALTERNATIVES au SO2 et MESURES PREVENTIVES selon les étapes

Légende :

P : traitement préventif

C : traitement curatif

1° ETAPE :

VENDANGES/FOULAGE/ERAFLAGE/MACERATION PREFERMENTAIRE

Les risques

Les causes

La solution par le SO2

Alternatives au SO2

OXYDATION -

laccase

Raisins pourris

Laccase résistante au SO2

Chauffage du moût >55°C C

Tri vendange P

Gestion rapide de la vendange pour éviter le fonctionnement enzymatique P

Tanins sur rouge (sur moût après foulage) P

OXYDATION –

brunissement des

blancs

Rupture intégrité des

baies

 

Rapidité de traitement du

moût

Doses fct :

pH

Vitesse de consommation

de l’O2 par le moût

Etat sanitaire moût

Conserver les grappes entières le plus longtemps possible P

Travail par gravité P

Vendanges fraîches <20°C (sur blanc) P

Travail sous gaz neutre : glace carbonique, (CO2) sur

vendanges P

Réfrigération (échangeur thermique) P

Ajout acide ascorbique + tanins P

MICROBIO

(Développement

flore indigène)

Rupture intégrité des

baies

Doses en fonction de la contamination et

sensibilité :

B acétic : très S

B lactique : S

Levures : S

Saccharomyces : moins S

Sur raisins abîmés : gestion rapide de la vendange pour éviter le développement de la flore P

Acide tartrique : baisse du pH : condition moins favorable au développement de microorganismes (sur blanc) P

Lysozyme : contre B lactique C (blanc et rouge) après foulage -

Chauffage :

flash détente, >40°C pour les Brett

macération pré fermentaire à chaud C

 (blanc et rouge)

Hygiène cave P

 

2° ETAPE :

MACERATION PREFERMENTAIRE

Les risques

Les causes

La solution par le SO2

Alternatives au SO2

Combinaison du

SO2

 

 

 

 

 

 

 

 

REDUCTION

Excès de SO2 : bloque

la transformation

éthanal en éthanol

Production éthanal par

les levures combinant le

SO2

 

Action de la sulfite

réductase des levures

Carence en Azote assimilable

Sur dosage proche FA

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur dosage proche de la FA

 

Eviter l’apport de SO2 proche FA P

Alternatives à la protection des moûts

 

 

 

 

 

 

Nutrition azotée P

Sulfate de Cu C

Alternatives à la protection des moûts

 

3° ETAPE :

PRESSURAGE

Les risques

Les causes

La solution par le SO2

Alternatives au SO2

OXYDATION –

brunissement des

blancs

Pompage/ Trituration

Fractionnement

Travail par gravité P

Pressurage sous CO2 P

Adaptation du matériel de pressurage

Addition d’acide ascorbique + tanins + SO2

sur jus de presse P

Hyperoxygénation + clarification (colle)

adapté à quelques cépages seulement (en blanc) P

Collage composés phénoliques d’oxydation : caséine, gélatine, albumine, protéines

végétales P


4° ETAPE :

DEBUT DE LA FERMENTATION ALCCOLIQUE

Les risques

Les causes

La solution par le SO2

Alternatives au SO2

MICROBIO

Température non

contrôlées

Carence N ass

Pompage, trituration

Réincorporation des

bourbes (en blanc)

Dose limitée pour

sélectionner la flore

Pour un départ rapide en FA :

1) Lysozyme (contre levures indigènes) P/C

- Risque d’être interdit en BIO !

2) Ensemencement par LSA P

2)Co-inoculation levures-bactéries P

3)Nutrition azotée et éventuellement :

thiamine, écorces levures P

 

5°ETAPE :

FIN DE LA FERMENTATION ALCOOLIQUE

Les risques

Les causes

La solution par le SO2

Alternatives au SO2

 

MICROBIO

(Brett)

Fin de FA languissante,

sucres résiduels

Dose forte (préalablement à

un pied de cuve)

1) Flash pasteurisation P/C

2) Pied de cuve + nutriments pour finir la

FA (thiamine, écorces de levure, nutriments

azotés) C

 

NON

CONFORMITE

(fortes teneurs en

SO2)

Levurage indigène,

Souches de levure

fortement productrices

de SO2

 

Choix des levures P

Levain en bonne et due forme P

 

6° ETAPE :

MACERATION POST FERMENTAIRE

Les risques

Les causes

La solution par le SO2

Alternatives au SO2

OXYDATION

chapeau de marc en

rouge

Déficit CO2 de fin de

FA

Températures élevées

Pas d’usage connu

Inertage CO2/N2 P

Remontage P

Analyse de contrôle

Réfrigération si recherche d’arôme fruités P

EXTRACTION

 

Dose modérée pour

faciliter l’extraction

Techniques physiques d’extraction : remontage, délestage, pigeage, injection de

CO2/N2

 

7°ETAPE : FERMENTATION MALOLACTIQUE (FML surtout pour les ROUGES)

Les risques

Les causes

La solution par le SO2

Alternatives au SO2

 

MICROBIO

(Développement

goût et odeurs)

Sucres résiduels :

attaque par les B

lactiques

Production amine

biogène par les bactéries

Phase de latence,

Températures fortes,

déficit SO2 : Brett

Application uniquement en

fin de FML

1) Ensemencement bactérie P

1)Co-inoculation levure-bactéries P

2) Lysozyme P/C - 2) Mise au propre rapide P

3) Filtration stérile P/C

3) Flash pasteurisation (Brett) P/C

 

REDUCTION

Déficit O2 : Odeurs

soufrées réduit

 

Aération rapide avec mise au propre rapide

C

Co-inoculation levure-bactéries P

 

8°ETAPE :

ELEVAGE (Cuves, fûts, sur lies…)

STOCKAGE et SOUTIRAGES

Les risques

Les causes

La solution par le SO2

Alternatives au SO2

OXYDATION

Mouvement des vins

pour les traitements,

relogement, cuve non

protégée

 

Analyse régulière du vin (SO2, AV)

Acide ascorbique + SO2 P

Stockage sous gaz inerte: inerter les cuves avant remplisage P

Stockage à température basse P

Elevage sur lies (de bonne qualité):

mannoprotéines et glutathion des levures =

antioxydants P

Mouvement protégés de l’air (pompage,

versement dans une cuve…) P

Microoxgénation : aération contrôlée P

MICROBIO

(Brett, bactéries

lactiques, levures

oxydatives)

Période de latence,

contact du vin aux lies

Températures et pH

favorables

Doses fonction des analyses

Peu efficace sur les Brett

Flash pasteurisation (75°C 10-20sec) P/C

Filtration serrée : MFT (1μm pour les Brett(1-2μm) P/C

Soutirage : élimination des lies

contaminantes P/C

Stockage à basse température P

Hygiène parfaite des contenants P

 

9°ETAPE :

PREPARATION DES VINS

Les risques

Les causes

La solution par le SO2

Alternatives au SO2

OXYDATION

Composés phénoliques

oxydables

Doses fonction

risque/analyse

Collage composés phénoliques d’oxydation :

caséine, gélatine, albumine, protéines

végétales P

MICROBIO

Reste de micro

organismes (levures,

bactéries)

Fortes doses avant mise en

bouteilles

Filtration stérile P/C

DMDC : moyennement efficace si forte

concentration P/C

 

10°ETAPE :

CONDITIONNEMENT

Les risques

Les causes

La solution par le SO2

Alternatives au SO2

OXYDATION

Durant la mise ou

transfert du vin

Dose en fonction des

analyses

Mise sous vide P

Sinon protection de vin au max pendant le transfert P

 

ETAPE DEBOURBAGE

CLARIFICATION

DES MOÛTS

 

Dose pour stabilisation

temporelle : inhibition

développement levures et clarification

des moûts

Enzyme

Bentonite

BIENVENUE SUR " Vins sur Mesure et Récits de Terroir par Patrice Drucbert.

Vinifier le Sud en 2026 : Stratégies et impératifs de la nouvelle œnologie

Par Patrice Drucbert, Œnologue consultant Le Grand Sud, des vignobles bordelais aux terrasses languedociennes, en passant par la Provence et...