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| FICHE DE SUIVI DE
CONDITIONNEMENT |
Cinquante ans de mémoire viticole, de Bordeaux à Bayeux puis du Luberon à aujourd'hui dans les Corbiéres. Je transforme l'expertise de l'œnologue en récit pour témoigner des mutations de nos terroirs. Chroniques, mémoires et regards libres sur le vin, le climat et l'humain. La plume au service de la vigne.
bioprotection : pas
de définition officielle ou académique.
•Les méthodes et outils de ‘‘lutte biologique’’ sont connus
et utilisés depuis très longtemps : prédateurs, parasites, maintien de la
diversité des écosystèmes…
•En œnologie, le terme semble faire plutôt référence à ce
qui relève des interactions compétitives pour réaliser les missions dévolues au
SO2 !
Les idées fausses
Occuper le milieu pour ‘‘empêcher’’ les autres microorganismes
de se développer n’a pas de sens en microbiologie
•Imaginer (aujourd’hui) que des microorganismes seraient
capables de capter l’O2 plus vite que les systèmes enzymatiques du jus de
raisin reste un rêve et loin d’être une réalité.
La réalité
Un ou plusieurs microorganismes entrent en compétition :
►Directement
en éliminant les concurrents par prédation (phages, destructeurs) /parasitisme
►production
d’une toxine (phénomène Killer de certains microorganismes)…
►Indirectement
par prélèvement d’une ou plusieurs ressources essentielles comme les vitamines,
les oligo-éléments, un ou plusieurs acides aminés essentiels… phase de latence.
►Indirectement
par leur adaptation différentielle aux conditions de milieu : sucres, pH,
alcool, SO2…
Attention aux à peu près
Être clair avec le cadre de travail : sansSO2ou moins de SO2
(et alors quel maximum ?)
•Bien réfléchir au style de produit acceptable / visé :
comme avant ou pas ?
•S’assurer de la cohérence
de toute la chaîne de production, du raisin au conditionnement
•Être conscient que
les blancs ou rosés présentent plus de difficultés que les rouges
L’état de l’art
•Beaucoup de communication mais très peu de résultats
présentés : suivis microbiologiques complets, essais à échelle de la cave, vins
à déguster
•Saccharomyces
cerevisiae est le microorganisme de bioprotection le plus efficace… en rouge…
en collaboration avec O. o. ou L. p.
•Les alternatives antis oxydantes potentiellement efficaces
et autorisées sont très peu nombreuses
Sans SO2
En blanc ou rosé :
►L’effet
O2 en pré fermentaire domine largement
►La
plupart des non Saccharomyces testés par divers chercheurs ne s’implantent pas
ou n’empêchent pas la survie de ceux déjà présents = pas de protection de la
bioaddition
Au pressoir c’est souvent trop tard
À la vigne seule une Torulaspora s’implante et aucun autre microorganisme ne se
développe
En rouges :
–Très peu de levures capables de résister à la non réhydratation
–Le levurage à la parcelle validé à l’échelle industrielle
–La co-inoculation avec BL le lendemain du remplissage
–L’élevage est le
point clef avec la maîtrise des contaminants
Avec moins de SO2
La bioprotection la plus efficace est celle de Saccharomyces
cerevisiae et on a des solutions concrètes pour faire des vins avec moins de
sulfites : Récolte matinale, gaz, fractionnement SO2, pressurage, levure,
soutirages sous N2…
Les limites des non Saccharomyces sont très proches les unes
des autres : 30 à 40 mg / L de SO2 total –Pour laisser se développer celles
qu’on ajoute, on baisse l’effet anti microbien du SO2
Pour une
utilisation optimale de vos tonneaux reçus récemment à votre domaine, voici les
étapes à suivre :
INSTRUCTIONS POUR LE STOCKAGE
Les fûts doivent être stockés :
●dans un local fermé à l’abri des
courants d’air et de la lumière
- l’humidité
ambiante de ce local doit être supérieure à 65%
●La température de ce local ne doit
pas excéder 22 °C
●conserver les tonneaux dans
l’emballage d’origine (plastique et carton) jusqu’au moment de leur utilisation
●conserver les tonneaux éloignés de
tout produit chimique et contaminant
INSTRUCTIONS POUR LA MISE EN SERVICE
Nos fûts
sont livrés prêts à l’emploi, toutefois il est
conseillé de s’assurer de leur étanchéité avant utilisation.
Dans le cas
où les conditions de stockage indiquées précédemment n’auraient pas pu être
respectées et si une déshumidification est constatée, il est conseillé de
ré-humidifier l’intérieur du fût.
Pour cela,
mettez environ une vingtaine de litres d’eau chaude (à 60°C maxi) dans le
tonneau, bien le remuer afin de mouiller toute la surface intérieure.
●Laisser le chêne se regonfler (durée
suivant dessèchement)
Ensuite, si
nécessaire remplir le fût à l’eau froide.
●Vidanger et bien égoutter.
Il n’est
absolument pas recommandé d’utiliser de la vapeur
Rinçage
et nettoyage - Propreté d'un fût usagé - Fûts
moisis -
Fûts piqués - Méchage
Rinçage et nettoyage
Dès qu’un
fût est vide de vin, il doit être nettoyé à fond afin d’éviter les moisissures
et une détérioration acétobactérique. Il faut rincer à grande eau, puis la
méthode la plus simple pour enlever les dépôts qui adhèrent aux parois
intérieures est d’utiliser traditionnellement une chaîne qui doit être sans
trace d’oxydation ou en acier inoxydable.
Il suffit
alors de rincer à l’eau, laisser égoutter et sécher 5 à 7 jours avant de
soufrer et re-fermer hermétiquement.
Ne jamais
laisser d’eau dans le fût car elle deviendrait rapidement stagnante ou putride.
Propreté d’un fût usagé
Lorsqu’un
fût n’a pas servi depuis longtemps, il est indispensable de le stériliser, car
il doit être propre (stérile) et ne doit pas apporter de mauvaises odeurs.
L’ébouillantage est insuffisant même avec de l’eau bouillante, la température
n’est pas assez élevée pour assurer la destruction des ferments. L’étuvage par
injection de vapeur (sous pression 4 atmosphères ou 5 kgs) donne d’excellents
résultats.
La vapeur
se condense sur les parois du tonneau et assure un rinçage, élève la surface
intérieure à une haute température qui détruit les ferments qu’elle renferme.
Ne pas dépasser une demi-heure d’injection.
On rince
ensuite à l’eau fraîche et on fait égoutter soigneusement.
Fûts moisis
Des
bactéries novices et des moisissures peuvent se loger dans les profondeurs des
pores du bois.
Même avec
un bon traitement, on risque une altération grave du vin.
Il faut
défoncer (ouvrir) le fût. On brosse les parois intérieures à l’aide d’une
brosse de chiendent et d’une solution de 10% de cristaux de soude et d’eau
chaude. Puis, on étuve pour détruire les germes.
Si l’on ne
dispose pas d’une installation d’étuvage, on a soin de nettoyer avec une
dilution de 5% d’acide sulfurique et d’eau chaude
Fût piqués
Les tonneaux piqués deviennent impropres à
contenir du vin. C’est l’acescence.
On peut
néanmoins les traités chimiquement.
Il suffit
de saturer l’acide acétique par une substance alcaline.
On mouille
le bois en remplissant d’eau fraîche qu’on laisse séjourner pendant 24 à 48
heures ; puis on la remplace en versant 1 kg de cristaux de soude par
hectolitre dissous dans 5 L d’eau bouillante. On agite dans tous les sens le
tonneau et on laisse en contact pendant 12 heures. On évacue alors la solution,
puis on rince à l’eau fraîche.
La solution
de soude sature l’acide acétique et forme avec lui un sel soluble que les
lavages répétés à l’eau fraîche entraînent.
On peut se
servir de soude caustique ou de potasse, 100 à 125 grs par hectolitre de
capacité, mais il reste souvent des dépôts de ces produits qui se dissolvent
ensuite dans le vin.
On complète
par un étuvage. Ainsi on détruit les germes de l’acescence.
Si le
traitement est insuffisant, et qu’un mauvais goût persiste, passer 1 L
d’ammoniaque et bien remuer dans tous les sens, puis laisser reposer 2 fois 24
h, remplir d’eau froide pour ne plus avoir le goût d’ammoniaque.
A ce moment
l’eau est bonne a égoutter, et le fût sera bien aseptisé.
Méchage des tonneaux
Le méchage
a pour effet de créer une atmosphère antiseptique qui assure une bonne
conservation des fûts. Le souffre brûlant consomme une quantité d’oxygène
éliminant les dangers de moisissures ou de bactéries et ensuite stérilise
l’intérieur avec le souffre.
Il suffit
d’un quart de mèche soufrée ou pas 10 litres d’air pour brûler 1 gramme de
souffre. Si le souffre ne brûle pas, le fût peut contenir de l’acide carbonique provenant de
fermentations ou une surcharge d’acide acétique.
Les fûts
vidés du vin doivent impérativement être méchés tous les mois. Puis on espace
tous les 3 mois car la surcharge de SO2 forme du S03 et même du SO4 et la
réaction chimique forme de l’acide acétique.
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·
Définition du profil des vins à élaborer selon des critères précis
·
Sélection parcellaire avec optimisation des maturités selon les profils recherchés
·
Mise en place d’itinéraires techniques dès la
réception des raisins :
o
mode d'extraction des polyphénols et de la couleur
pour les vinifications en rouge
o
obtention des jus pour les vinifications en blancs et
rosés
o
gestion
des températures des fermentations
(optimisation du profil aromatique)
o
choix des intrants à toutes les étapes de
l’élaboration du vin
·
Définition des conditions d’élevage
·
Conception des assemblages
·
Concevoir ensemble l'accompagnement de vos projets.
·
Révéler et exprimer votre personnalité dans vos produits
·
Vous
faire bénéficier de notre expertise sur vos marchés pour rester en
adéquation avec ses évolutions et ses tendances
Cœur de métier de l’œnologue,
la dégustation est un outil indispensable pour :
·
Suivre régulièrement vos cuvées
·
Orienter les itinéraires techniques
·
Déceler des déviations organoleptiques
·
Évoluer la qualité de vos vins
Le marketing commence…
à la cave. Les attentes des consommateurs évoluent. Certaines techniques de
vinification permettent d’orienter le profil des vins pour mieux coller à la
demande : plus de fruité, plus de complexité aromatique, moins de
sulfites, etc.
Par Patrice Drucbert, Œnologue consultant Le Grand Sud, des vignobles bordelais aux terrasses languedociennes, en passant par la Provence et...