samedi 5 août 2023

Cliqueur, Micro-oxygènation……

 

Le point sur l’oxygène

en Vinification

Cliqueur, Micro-oxygènation…….

 

 

L’O2 dans le Vin

 

Oxygène gazeux, apporté par :

-          les soutirages

-          les remontages

-          les ouillages

-          les injections : manchon inox fritté, canne, mico-oxygènateur, cliqueur, pompes, manches mal serrées..

 

Oxygène dissous = en émulsion dans le vin

-          Valeur maximum de saturation dans le vin = 6 mg/l

-          Valeurs classiques sur le vin fini en équilibre = de 0 à 0,03 mg/l

-          Plus la température est basse et plus l’O2 est soluble

-          Plus la température est basse et plus la vitesse des réactions diminue

 

Oxygénation des moûts et Apport aux levures pendant la Fermentation Alcoolique (FA)

 

z Besoin des levures à – 15 / - 30 points de chutes de densité = 5 à 10 mg/l

 

z Mesures d’O2 apporté sous différentes formes (R&D ICV 1996)

 

ØRemontage direct, chute du moût dans la cheminée de la cuve = 0 mg/l

ØEntrée d’air à l’aspiration de la pompe = 2 à 2,5 mg/l

ØRemontage à la comporte = 1,5 mg/l

ØJet éclaté avant la comporte = 4 mg/l

ØManchon inox fritté = 4 mg/l   

ØBrassage à l’air comprimé = 0,2 mg/l

 

 

Principales Applications

 

z Fermentation

Apporter de l’oxygène aux levures

z Odeurs soufrées

Gestion des caractères herbacés

z Gestion des caractères herbacés

 

z Structure des vins rouges

 

Le Cliqueur : Exemples d’utilisation en vinification

 

Vinification en Rouge «  Longue Macération  » (Haut de Gamme)

 

Régime thermique et Travail du chapeau de marc

4J (encuvage) : Maintenir la température entre 20 et 22 °C,

4J + 1 : Température entre 22 et 24 °C dans le jus en fermentation, 2 délestages avec apport d’oxygène dissout dans la phase liquide (6 mg/l)

4J + 2 : entre 23 et 25 °C dans le jus en fermentation, 2 délestages avec apport d’O2 dissout dans la phase liquide (6 mg/l) + 2 remontages( ou pigeages)

4J + 3 à J + 15 : entre 23 et 25 °C dans le jus, 1 délestage avec apport d’O2 dissout dans la phase liquide (6 mg/l) + 2 remontages.

Apport de nutriments : 20 g/hl de FERMAID E

4J + 4 : 1 délestage avec apport d’O2 dissous dans la phase liquide(6 mg/l)

4A la fin de la fermentation alcoolique (analyse du labo), adopter un programme de délestage et d’humidification du chapeau de marc en fonction des dégustations.

4Après J + 15 : adaptation en fonction de la poursuite de la macération et du profil sensoriel

Tant que le chapeau flotte, faire un délestage tous les 2 jours(sans ajout supplémentaire d’O2).

4Analyses tous les 3 jours : Acidité volatile et FML, au minimum, si nécessaire sucres ou autres.

ïA chaque délestage : élimination des pépins et des bourbes à chaque retour du jus vers la cuve de macération.

 

Vins Rouges « Cœur de Gamme » (Cuvaison courte d’une semaine environ)

 

Régime thermique et Travail du chapeau de marc

4J (encuvage) : entre 20 et 22 °C

4J + 1 : entre 22 et 24 °C dans le jus en fermentation, 2 délestages avec apport d’oxygène dissout dans la phase liquide (6 mg/l)

4J + 2 : entre 23 et 25 °C dans le jus en fermentation, 2 délestages avec apport d’O2 dissout dans la phase liquide (6 mg/l)

4J + 3 : 23 à 25 °C dans le jus en fermentation, 1 délestage avec apport d’O2 dissout dans la phase liquide (6 mg/l)

4J + 4 : entre 23 et 25 °C dans le jus en fermentation, 1 délestage avec apport d’O2 dissout dans la phase liquide (6 mg/l)

4J + 5 : entre 23 et 25 °C dans le jus en fermentation, 1 délestage avec apport d’O2 dissout dans la phase liquide (6 mg/l).

ïA chaque délestage : élimination des pépins et des bourbes à chaque retour du jus vers la cuve de macération.

 

Le cas général en Rouge

 

En dehors des cliquages à –5 puis –3O de densité pour la sécurité fermentaire, un cliquage quotidien peut-être réalisé, sur la base de 1 mn/30 Hl /3 Bar.

NB : Il faut avoir une hauteur suffisante de moût : 1,5 à 2 mètres au moins.

 

Vins Blancs et Vins Rosés

 

Le travail des raisins et des jus se fera  à l’abri de lO2 de l’air. L’adjonction de SO2 et d’acide ascorbique est utile pour rester en milieu réducteur.

Cependant, à certains niveaux de la chaîne d’élaboration, l’apport d’oxygène pour les levures est nécessaire.

 

4Après une chute de densité de 10 à 15 points, apporter 6 à 8 mg/l d’oxygène,  soit 3 à 4 minutes/ 30 Hl/ 3 Bars)

Réglage du cliqueur

 

4Principe de calcul

Pression réglée sur 3 Bar

Débit de l’appareil = 15 litres / minute à 15°C

4 minutes pour 30 hl = 8 mg/l réellement dissous

3 minutes pour 30 Hl = 6 mg/l d’O2 dissous

Pression réglée sur 1 Bar

30 secondes pour 30 Hl = 2 mg/l dissous , cela est l’équivalent d’un soutirage d’une barrique

 

4ELEVAGE

Principe de calcul :

60 ml/mois (2,8 mg/l par jour)

Pendant 2 jours = 4 ml/l = 5,6 mg/l

 

 

 

dimanche 30 juillet 2023

Vin Rouge fruité et floral pour l’été 2024 - VENDANGES 2023

 

 

Procédure d’élaboration N°3

 Vin Rouge fruité et floral  pour l’été 2024

Macération préfermentaire à Froid(MPF)

 

 

ü Objectif : Rouge souple et fruité

Exprimer les caractères floraux et fermentaires par une macération préfermentaire.

ü Cépage (s) : Gamay, Merlot, Syrah, Cabernet Franc, carignan, grenache noir, pinot noir….

*A LA VIGNE

üRécolter les raisins au moment le plus frais de la nuit et du matin.

Objectif : moins de 20°C. Choisir les parcelles les plus précoces pour rentrer dans les contraintes du calendrier de maturité

üSulfiter de façon homogène les raisins, dès les bacs de la machine à vendanger, à raison de 40 à 60 grammes de métabisulfite de potassium par tonne.

N.B. : Pour les vendanges manuelles en baies intactes : pas d'ajout systématique.

 

*A LA RECEPTION

üSulfiter de façon homogène la vendange à 2-3 grammes par hecto.

üEnzymer avec ICV Intensia® ou Laffort LAFASE® FRUIT, en répartissant bien la solution d'enzymes dans la masse des raisins. Adapter la dose au millésime, en consultant votre œnologue

üErafler : indispensable.

üFouler : indispensable.

üRefroidir les raisins dans les caves équipées si nécessaire. Objectif : entre 10 et 15°C, avec un seul passage dans l'échangeur.si possible

 

*LES EXTRACTIONS

üRéaliser une macération pelliculaire, dont la durée sera déterminée par les objectifs de puissance et de couleur, en général au delà de 72 heures à 20 °°C.

üEcouler en fonction de la dégustation avant d'arriver à une agressivité tannique prononcée.

üLe cas échéant, extraire en fractionnant les pressées : égouttage ou pressurage les plus doux possible pour ne pas extraire les caractères durs et verts éventuels.

üSéparer les jus durs et agressifs à la dégustation : souvent à partir de P2 si pressurage).

*TRAVAIL DES JUS

üSulfiter le jus dans les cuvons : 2 à 3 g/hl en fonction des sulfitages précédents à la vigne, au conquet.

 

üDans le cas d'un pressurage, vinifier séparément les jus de presse P2 et au-delà.

üRéfrigérer les jus à basse température (entre 5 et 10°C), avec si possible, un seul passage à l'échangeur. Eviter les pompes centrifuges pour limiter les risques d'aération lors du pompage. Cuve d'arrivée du jus froid avec inertage de 20% du volume en CO2.

üDébourber, avec 24 à 36 heures de sédimentation statique, les jus de goutte et les premiers jus de presse, sans traitement de collage si la dégustation est normale.

üTraiter les jus de fin de pressée : collage à la PVPP pendant le débourbage statique, si la dégustation le justifie.

üSoutirer en ne prenant que le clair. Dans le cas ou les bourbes fines sont intéressantes pour le profil de produit, se limiter à 1% du jus clair.

üFiltrer toutes les bourbes de débourbage (Goutte et P1; P2) sur filtre à tambour rotatif avant tout départ en fermentation. Les incorporer dans leurs jus respectifs : Goutte et P1 d'une part, P2 d'autre part.

üPomper les jus clairs avec inertage des manches et arrivée en cuve de fermentation inertée.

 

*LES FERMENTATIONS

üLevurer de 10 à 20 g/hl  -20 g/hl quand les conditions d’hygiène ne sont pas parfaites ou que les conditions de fermentation semblent difficiles-, calculés sur le volume total de la cuve, avec la souche ICV K1M, ICV D21 GRE ou une autre souche adaptée comme ICV ICV BLACK PEARL® ou  Laffort ZYMAFLORE® F15. Ajouter ICV Fermaid O  à 20 g/hl

 

üEffectuer une aération de tout le volume après une chute de densité de 10 points.

N.B. : Dans le cas d'une fermentation alcoolique avec risque d'augmentation d'acidité volatile, aérer une première fois dès le début du bullage -cuve saturée en CO2-.

üMaintenir la température à un niveau permettant d'avoir 10 à 20 grammes de sucres consommés par jour (entre 10 et 15 points de densité pendant la phase très active).

Un tel rythme de la fermentation est en général obtenu à une température comprise entre 18 et 20°C. A environ 1015 de densité, laisser la température remonter, sans jamais dépasser 20°C.

 *LA PHASE POST-FERMENTAIRE

üAprès achèvement confirmé des sucres soutirer à l'abri de l'air dans les 24 heures suivant l’achèvement des sucres. L'inertage peut être maintenu pendant la phase post-fermentaire en fonction des objectifs de produit.

üPour les caves équipées, centrifuger le vin, pour les autres il est recommandé de faire un second soutirage.

üVérifier la teneur en SO2 total.

üGérer l'enclenchement et le déroulement de la fermentation malolactique

üMaintenir une température de 20°C.

üSoutirer immédiatement le vin avec aération ou non selon le profil recherché et le type d'assemblage quand la fermentation malolactique est terminée. Coller éventuellement par injection (effet Venturi), lors de ce soutirage.

üSulfiter à 3 à 5 g/hl selon le pH et la température.

üMettre en oeuvre les assemblages et opérations de stabilisation physico-chimiques et microbiologiques (froid, filtration…)

 

On retiendra particulièrement cette procédure qui permet également de sortir un excellent vin rouge primeur

 

Rouge friand pour l’été 2024 - VENDANGES 2023

 

 

Procédure d’élaboration  N°2 

Rouge friand pour l’été 2024

Macération carbonique (MCO2)

 

 

 

 

 

 



ü Objectif : Rouge souple et fruité en macération carbonique

Apporter le caractère aromatique spécifique de la 

macération carbonique.

ü Cépage : Syrah, Carignan, Cabernet franc, gamay

 

*A LA VIGNE

üRécolter manuellement les raisins avec des arômes variétaux intenses et caractéristiques, les tanins des pellicules doux et peu agressifs à la dégustation des baies. Le raisin doit être dans un état physique et sanitaire très satisfaisant. Choisir les parcelles les plus précoces pour rentrer dans les contraintes du calendrier spécifique des primeurs.

üManipuler les raisins avec précaution, transporter sous faible épaisseur.

*A LA RECEPTION

üEnzymer en veillant à la répartition homogène des enzymes dans la masse du raisin (adapter au millésime, voir avec votre œnologue).

üSaturer la cuve de réception en CO2 et rajouter du CO2 au fur et à mesure du remplissage.

üVider directement le raisin dans la cuve ou le convoyer à l'aide de tapis.

üRemplir la cuve rapidement.

 

*LA MACERATION

üLevurer en pied de cuve à 30 g/tonne de raisin avec la souche ICV GRE, , D47, K1M, ou une autre souche adaptée comme Laffort  ZYMAFLORE®, RB2

 

üSulfiter éventuellement à 2g/hl.

üAcidifier éventuellement le moût de fond de cuve.

üMaintenir la température à 25-28°C dans le raisin.

üQuand les raisins entiers présentent les caractères classiques du métabolisme de la baie (sensation gazeuse, transfert de couleur de la pellicule vers la baie, arômes caractéristiques...) : soit délester tout le jus de la cuve en aérant et macérer un jour de plus, soit écouler et presser.

üDans le cas où un delestage a été effectué, arroser la vendange avec ce jus, avec le moins d'effets mécaniques possibles pour ne pas extraire mécaniquement les tanins des rafles.

*LA PHASE POST-FERMENTAIRE

üMaintenir à 20°C la température des jus écoulés obtenus, qui finissent

leur fermentation alcoolique.

üSoutirer avec aération rapidement (1 à 3 jours après la fin des sucres).

üSoutirer une seconde fois, ou aérer par remontage, ou micro-oxygéner le vin en place avant l'ensemencement de gestion de la FML.

üVérifier la teneur en SO2 total.

üGérer l'enclenchement et le déroulement de la fermentation

üMaintenir une température entre 20 et 22°C.

üSoutirer immédiatement le vin avec aération quand la fermentation malolactique est terminée. Coller éventuellement par injection (effet Venturi), lors de ce soutirage.

üSulfiter à 3 à 5 g/hl selon le pH et la température.

üMettre en oeuvre les opérations de stabilisation physico-chimique et microbiologiques (froid, filtration...)

 

 

 

A boire frais l’été

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