lundi 5 juillet 2021

Les vins rouges fruités et structurés

 

 

Process:   Les vins rouges fruités et structurés

Contrôles & Analyses

 

L'expression tannique ou structure et matière.

D'une couleur rouge sombre, le nez développe des arômes de fruits noirs bien mûrs, de confiture et d'épices. La bouche est riche, les tanins denses et soyeux. Le degré alcoolique supérieur à 12°5.

La matière première

Les vins de garde sont le reflet d'une vendange à fort potentiel obtenue par la maîtrise de nombreux para­mètres viticoles. Terroirs en légère pente à domi­nante argilo-calcaire avec une exposition Sud, Sud-Est ou Est. Une vigne âgée avec des rendements bien maîtrisés. Une légère  surmaturité ne sera pas un frein pour ce type de vins bien au contraire

Les cépages

Le Cépages du Sud

Le grenache, du fait de sa forte potentialité est un cépage particulièrement utile.

Il s'avère intéressant de l'assembler à d'autres cépages.

Il appartient à chacun d'utiliser au mieux les forces et les faiblesses de chacun des cépages de l'appellation.

Le cinsault, surtout en vieille vigne, et à la condition de maîtriser de manière stricte les rendements (30 hl/ha). La syrah apportera ses arômes, sa résistance à l'oxy­dation, sa richesse en matières colorantes et en tanins.

 Le mourvèdre, de par son pouvoir anti-oxydant, sa richesse en tanins, son potentiel aromatique dans le temps et son excellent comportement au vieillisse­ment, sera intéressant dans la mesure où son implan­tation favorise sa maturité.

 

Le carignan, âgé et à faible rendement, amènera couleur, structure et surtout acidité ainsi qu'une cer­taine complexité aromatique.

 

Les autres cépages

-          du Sud-Ouest

Le Cot ou Malbec, cépage précoce, permet d'obtenir des vins bien colorés, parfumés (épices, fruits séchés, groseilles noires, prune)

Le Duras a un bon potentiel d'accumulation des sucres. Les vins obtenus sont moyennement colorés mais bien typés (poivrés).

Le Fer Servadou donne des vins vifs, moyennement colorés mais assez tanniques et rustiques aux arômes très typés (poivron vert). A bonne maturité, si les rendements sont maîtrisés, les arômes du Fer Servadou sont fruités (cassis, fruits rouges).

La Négrette permet d'élaborer des vins agréables très aromatiques au parfum de violette, riches en anthocyanes. Généralement peu tanniques et peu acides, ces vins manquent de vivacité et de brillance.

Le Tannat donne des vins colorés, très tanniques et nerveux (avec une acidité un peu dure). Ce cépage permet d'élaborer des vins rouges de qualité, puissants, charpentés et aptes au vieillissement.

Le Négret de Banhars donne aux   vins une couleur soutenue. Les vins sont peu tanniques et peu alcooliques.

La Mérille N permet d’obtenir des vins légers (faible potentiel en sucre) et assez ordinaires.

Le Jurançon noir  permet d'obtenir des vins peu ou moyennement alcooliqque et de couleur peu intense. Ce sont des vins légers, simple, à boire rapidement. Le Jurançon noir N permet également d'élaborer des vins rosés vifs et fruités.

-          du Bordelais

Le cabernet sauvignon est certainement le cépage le plus connu dans le monde. Les vins qui en sont issus sont très colorés, tanniques et longs, avec des arômes de fruits rouges dans leur jeunesse évoluant vers un bouquet complexe de cèdre et de havane avec le temps

Le cabernet franc, proche du cabernet sauvignon, donne des vins aussi tanniques mais souvent un peu plus raides dans leur jeunesse. C'est le cépage traditionnel du Bordelais. Ses vins, aptes au vieillissement sont, sont riches en alcool et polyphénols. Ils sont aromatiques et révèlent souvent des parfums de framboise.


Le petit verdot, comme son nom l'indique, c'est un cépage tardif qui n'atteint que très rarement sa maturité. Il est très apprécié dans les assemblages pour son apport en acidité dans les années mûres.

Le Merlot  donne des vins ronds, très fruités (principalement des arômes et des saveurs de fruits rouges et de pruneaux), avec quelques notes épicées et une sensation de soyeux en bouche.

La récolte

Le mode de récolte n'est pas déterminant pour ce type de produits. Mais on rappelle malgré tout que le tri de la vendange doit être optimisé et que c'est à la vigne qu'il donne les meilleurs résultats. Le transport de la vendange doit se faire dans un délai très court tout en respectant l'intégrité de la ven­dange afin d'éviter les phénomènes de macération et d'oxydation, toujours préjudiciables à la qualité.

L'éraflage

C'est la première opération à faire en cave afin d'éliminer toute partie végétale. La rafle est toujours riche en éléments herbacés et amers et ceci d'autant plus qu'elle est verte.

Dans le cas des vendanges mécaniques, l'éraflage permet d'éliminer aussi les feuilles et quelques débris végétaux indésirables. Le foulage facilitera la diffusion des composés phénoliques en augmentant la sur­face de contact entre les parties liquides et solides.

Hormis les années où la rafle est très bien aoûtée (couleur jaune marron) et en cas de surmaturité, l'éraflage sera systématique et ceci d'autant plus que l'on effectuera des macérations longues et que l'on utilisera le pigeage.

Foulage

Le foulage est d'autant moins indispensable que le temps de macération est long

 

Valorisation de la matière première à la cave

En fonction de « l'objectif produit » et de la matière première, le vinificateur peut jouer sur de nom­breux paramètres. La gestion de la température et du temps de macération associée à différentes tech­niques d'extraction (remontages, pigeage, délestage, enzymage...) lui laissent toute latitude pour exprimer son talent.

 

Température et macération

L'importance de l'extraction des composants de la baie de raisin dépend de nombreux facteurs. Les principaux sont la durée de macération et la température.

Le choix et la maîtrise d'un profil thermique au cours de la macération sont donc des éléments impor­tants qui déterminent les caractéristiques du vin et permettent d'orienter sa production. Les températures basses favorisent toujours les caractères aromatiques.

Les températures hautes permettent une augmentation de l'extraction de la couleur, de la structure des vins et favorisent leur aptitude au vieillissement.

Température et macération préfermentaire

Technique peu développée pour les vins corsés et notamment pour les vins de garde. Mais elle peut être un outil intéressent pour développer des aromes de fruits frais.

 

Température de fermentation et  temps de macération

Une température élevée et régulière, voisine de 29°C-30°C, associée à la présence d'alcool permet­tent une meilleure diffusion des tanins et des anthocyanes durant la phase fermentaire. Mais cette extraction tannique risques d’être rude et de donner des tanins très durs (attention) . Il est souvent préférable de garder des températures ne dépassant pas 26°C

La durée de cuvaison sera adaptée à la matière pre­mière et au type de vin recherché. Elle peut varier de 2 à 8 semaines pour les vins de très grande garde. Seule la dégustation permet de définir ce temps.

 

Température et macération post-fermentaire

La macération post-fermentaire peut se faire à des températures supérieures à 30°C afin de favoriser au mieux l'extraction des composés polyphénoliques. On prendra soin, pen­dant cette période, de contrôler les acidités volatiles et les fermentations malolactiques : Chauffage en fin de cuvaison, macération finale à chaud

 

 

 

Les techniques d'extraction au cours de la macération

Le but de la macération est la diffusion dans la phase liquide des différents constituants des parties solides de la baie de raisin. Outre la gestion de la température, plusieurs techniques peuvent favoriser cette migration. Mais dans tous les cas, on prendra garde à ne pas trop triturer inutilement les baies pour ne pas extraire de composés indésirables.

Les remontages

L'importance du remontage n'est plus à démontrer aujourd'hui. Outre son rôle d'homogénéisation de la vendange, il permet des échanges entre la phase solide et la phase liquide avec la possibilité d'ap­porter de l'oxygène, élément indispensable aux levures mais également facteur indispensable à la poly­mérisation et à la stabilisation des composés phénoliques. Cet apport d'oxygène sera raisonné en fonction de l'activité levurienne.

Une moyenne de deux remontages par jour corres­pondant à la totalité de la cuve permet d'extraire les éléments intéressants.

 

Le pigeage

La vendange doit être systématiquement égrappée. Le pigeage peut être pratiqué tout au long de la fermentation alcoolique et pendant la phase post-fermentaire. Là encore, la dégustation détermine la fréquence et la durée du pigeage.

 

Le délestage

Cette méthode, qui consiste à écouler la totalité du jus de la cuve et à laisser le marc s'égoutter 2 à 3 heures, favorise la migration des composées de la pellicule vers le jus. Les délestages seront effectués dès la formation du chapeau de marc. Les délestages seront effectués dès la formation du chapeau de marc.

Les délestages seront effectués tout au long de la fer­mentation alcoolique à condition que la matière première, mais il  est préférable d’effectuer ces délestages en phase aqueuses, c'est-à-dire tant qu’il n’y a pas encore trop d’alcool.

L'enzymage

L'enzymage consiste à rajouter des enzymes pectolytiques à la vendange afin de renforcer l'activité des enzymes du raisin. On préférera apporter ces enzymes au cours du remplissage de la cuve. ou sur les raisins au fur et à mesure à la réception. Pour des vendanges plus mûres, l'enzymage se justi­fie moins car la qualité et la quantité des enzymes naturelles, compte tenu du temps de macération plus long, est suffisant. Cependant dans certains cas il permet de modifier sensiblement le structure des extractions ( tanins, rondeur, aromes…). Voir votre œnologue

 

Le sulfïtage

Le SO2 est le seul additif utilisé pendant toute l'élaboration et la conservation du vin grâce à ses nom­breuses propriétés : dissolvante, antiseptique, anti-oxydante et anti-oxydasique.. Pour une cuvaison plus longue, le sulfatage à 8- lOg/hl est recommandé afin d'éviter le départ de la fermentation malolactique sous marc et sur les « sucres ». Ou, encore mieux, on réajustera le SO2 au fur et a mesure des la cuvaison selon les analyses. Dans ce cas on sulfitera la vendanges à la réception à 5 g/hl

 

Les thermo-vinifications

La thermo-vinification, qui s'est développée surtout dans des unités de vinification importantes, est

utilisée pour produire une quantité importante de vins.

Deux méthodes sont utilisées aujourd'hui : la flash-détente et le chauffage de la vendange.

 

 

La flash détente

Le système combine deux phénomènes : un chauffage rapide à 85°C minimum et la mise sous vide poussée qui provoque la vaporisation instantanée de l'eau contenue dans les cellules du raisin, avec pour conséquence leur éclatement ainsi qu'un refroidissement de la vendange à 30°C-34°C. Ce pro­cédé d'extraction maximum non sélectif exige une vendange mûre.

Pour les rouges corsés, la phase liquide est réincorporée à la phase solide afin de poursuivre les phénomènes de macération. La dégustation pilotera la durée de cette étape.

Le chauffage de la vendange

La technique consiste à laisser macérer, pendant environ 30 minutes, une vendange préalablement chauffée à 70°C. Au cours de cette macération à chaud, l'extraction de la matière colorante et des arômes préfermentaires est favorisée.

Le protocole pour la production de vins fruités ou corsés est le même que pour la flash-détente (fermentation en phase liquide ou avec incorporation de la phase solide).

 

L'élevage

Le temps de l'élevage est la période qui s'écoule entre les fins des fermentations et la mise en bou­teilles. Selon le type de vin, ce temps est très variable. Il est de quelques mois pour les vins fruités à plu­sieurs années pour certains vins corsées.

Afin d'optimiser cette période, la technique du micro-bullage peut être utilisée. Mais celle ci demande une grande rigueur et beaucoup de maîtrise.

Les soutirages seront raisonnes en fonction de l'évo­lution du vin tout au long de cette période qui peut englober des périodes d'élevage sur lies fines et des passages en bois.

Le micro-bullage est utilisé dans ce type de produit. Il permet une meilleure stabilisation de la couleur et un assouplissement des tanins.

Mise en bouteille

Elle sera fonction de la destination du produit. Un élevage en bouteille peut-être envisagé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Avant toute opération: Propreté des équipements (cuves, manches, raccords, pompes, pressoir, égrappoir...)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Densité initiale=> D° potentiel

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Suivi journalier des densités, températures

éventuellement D° + sucres (d<1020)

 

 

 

 

 

 

 

Dégustation régulière pendant macération

 

 

 

 

 

 

 

surveillance de l’achèvement de fermentation d’après la densité

sucres résiduels (d<995 et quand la densité ne baisse plus)

 

 

 

FML

 

analyse complète

L’expertise

 

L’expertise

L’expertise amiable

Fort d’une longue expérience dans ces domaines, Patrice DRUCBERT, a effectué de nombreuses expertises judiciaires et  peut répondre à toutes questions, qu’elles soient d’ordre purement technique :

- Conformité viticole et œnologique

- Contaminations

- Process

- Techniques nouvelles

Ou plus administratives :

- Préjudices

- Assistance

- Valorisation

- Evaluation foncière pour vente ou achat.

 

 

L’expertise

Etude des anomalies et gestion des litiges : investigations sur les incidents d’élaboration, de stockage et de conditionnement des vins : assurances…..

Les contrats Hygiène et Sécurité

L’audit et le conseil auprès des entreprises qui entreprennent une démarche d’assurance Qualité

La mise en place dans les entreprises du Document Unique d’Evaluation des Risques Professionnels

Le suivi Qualité, Hygiène et Sécurité

Les interventions peuvent avoir un caractère ponctuel sous forme :

  • d’audit,
  • de conseil

ou bien rentrer dans le cadre d’un contrat de suivi annuel.

Les contrats ont pour objet la mise en place de l'application :

 

  • d'une part, du Règlement CE N° 852/2004 du 29 avril 2004 relatif à l’hygiène des denrées alimentaires et CE N° 178/2002 du 28 janvier 2002 établissant les principes généraux et les prescriptions générales de la législation alimentaire. et,
  • d'autre part, du Décret N° 2001-1016 du 5 Novembre 2001 portant création d’un document relatif à l’évaluation des risques pour la santé et la sécurité des travailleurs, prévue par l’art. L.230-2 du code du travail ; document obligatoire dont l'absence est sanctionnée par une amende de 1500 € et de 3000 € en cas de récidive.

 

Pour une information personnalisée, une demande de rendez-vous :

 

Patrice DRUCBERT

Œnologue Consultant

 

Mail : pdrucbert-œnologie@orange.fr

Tel : 06 36 99 72 27

 

 

 

 

 

 

 


Vinification rosé


 



Choix/Itinéraires techniques Choix/Itinéraires techniques de la vigne au chai

Introduction

Le marché des rosés se développe de plus en plus, voici quelques clés destinées à l’élaboration de ces vins souvent qualifiés de technologique.

La vinification en rosé demeure un jeu d’équilibre entre couleur et arômes, pour lequel l’ensemble du processus doit être maîtrisé.

Chaque étape peut être un point critique dans l’élaboration du produit.

 

Le premier choix qui s’offre au vinificateur n’est pas le moindre puisqu’il pose la question du style de rosé que l’on souhaite élaborer et donc des objectifs à atteindre.

Elabore-t-on du rosé pour concentrer une cuve de rouge ou pour élaborer un produit en tant que tel?

Saignée ou pressurage direct?

 

Vinification par saignée

Date de vendange

•Dans le cas d’une saignée partielle, la maturité du rosé correspondra à une maturité de raisins rouges avec recherche d’une maturité phénolique plus ou moins poussée.

•Le choix de la maturité va donc être guidé par les contraintes d’élaboration des vins rouges.

•Dans le cas d’une saignée totale, la maturité du rosé correspondra à une maturité de raisins plus précoce.

 

Traitement de la vendange

-          Sulfitage à 5g/hl

-           Erafler et fouler

-          Remplir la cuve, effectuer un remontage d’homogénéisation

-           réaliser la saignée lorsque l’on a  obtenu la couleur souhaitée.

La teneur en soufre peut entraîner une estimation erronée de l’intensité colorante

 

Rosé de pressurage

•Dans le cas du rosé de pressurage direct, on va plutôt rechercher une maturité plus précoce, gage de vivacité et de fraîcheur aromatique.

•Le choix de la parcelle est important: -parcelle tardive

-parcelle tardive -parcelle vigoureuse -parcelle hétérogène

•La dégustation des baies à la parcelle permet d’estimer le potentiel aromatique et de définir une date approximative de vendange

•Le choix du cépage : Merlot ou cabernet?

•Le cépage influence l’intensité colorante et la teinte du vin rosé.

•Les contrôles de maturité (TAV, SR, AT, pH, anthocyane) sont des paramètres qu’il ne faut pas perdre de vue

Sélection parcellaire et date de vendange Sélection parcellaire et date de vendange

• En effectuant des prélèvements au cours de la maturation, on suit le taux de chargement en sucre/baie. On observe une phase de maturation (chargement actif) et une phase de stagnation (arrêt de chargement en sucre).

•La date d’arrêt de chargement en sucre permet de définir à quel moment il faut vendanger pour avoir un profil fruits frais

Récolte et transport

•Vendanger tôt le matin afin de prévenir les oxydations et rentrer des raisins frais. •Limiter les triturations de la vendange.

•Sulfitage au vignoble le plus tôt possible à la benne à 2g/hl min

Traitement de la vendange et encuvage

•Eraflage afin d’éviter l’extraction des polyphénols et de caractères végétaux •Foulage pour permettre la libération du jus et la diffusion des anthocyanes dans le moût. •Sulfitage de la vendange de 3 à 5g/hl.

 

Macération pelliculaire

•Dans le pressoir ou dans une cuve de macération après inertage à l’aide d’azote, de CO2 ou de neige carbonique.

•Durée de macération : 3 à 8 h (suivant extractibilité)

•Température de macération: < 10°C

•Elle joue un rôle sur la diffusion des anthocyanes. Plus la T° est élevée et plus la diffusion est importante.

.•Limiter les apports d’O2 et les triturations.

•Utilisation possible d’enzyme d’extraction sur macération courte (à la couleur).

•Au cours de la FA, la chute de la couleur est importante, il faut donc anticiper en élaborant un moût plus coloré que l’objectif de couleur finale du vin.

 

Protection vendange :

1kg de carboglace pour 100kg de vendange

Inertagecuve ou pressoir : 1 kg de carboglace pour 100kg de vendange

Rappel

Inertage cuve ou pressoir : 1 kg de carboglace pour un creux de 5hl

Macération à froid : 0,6 kg de carboglace refroidit 1hl de moût de 1°C

Pressurage

•Egouttage puis pressurage (pas plus de 1200mbar) avec si possible protection du jus contre l’oxydation (2g à 4g/hl de SO2) dans la maie. •Limiter les fortes pressions et les rebêchages •Enzymage dans la maie du pressoir :1 à 2g/hl d’ enzymes pectolytiques.

•Pompage du moût dans la cuve de débourbage préalablement inertée.

 

Incidences du débourbage

Le débourbage est une opération pré-fermentaire déterminante pour la qualité finale du produit L’élimination des bourbes permet de favoriser la production d’arômes positifs au détriment des composés négatifs.

Le débourbage peut être réalisé par l’action du froid et/ou d’enzymes pectolytiques ((Cette opération dure entre 12 et 36H en fonction de l’intensité du froid).

La T°doit être assez basse pour éviter le départ en FA. Idéalement il faudrait inerter la cuve de départ et celle de destination

 

Si turbidité > 250 NTU, les AG libérées par les bourbes grossières peuvent être oxydés et générés des odeurs herbacées. L’AT sera plus élevée et on aura une couleur plus soutenue.

Si turbidité < 20NTU, cela favorise la production de molécules (a. cacétique, ac. pyruvique) qui sont des pièges à SO2. 

On a également une diminution des nutriments disponibles dans le moût pour la  levure => difficultés fermentaires.

50 à 200NTU: arômes fruités et florales plus intenses, vins plus gras et moins acide

200 à 500 NTU: vins plus grossiers, verdeur, vins plus acides et plus colorés et plus oxydables

 

Stabulation à froid Stabulation à froid

Avant départ en FA, elle permet d’améliorer le potentiel aromatique de type réducteur (variétal principalement). Durée : 5 à 10 jours. Remise en suspension des bourbes régulièrement (tous les deux jours).

Température: 5-6°C Augmentation du pool de précurseurs de thiols aromatiques dans les bourbes. Gain de gras et de volume de bouche

 

Collage éventuel Collage éventuel

 Diminution de l’intensité colorante par collage sur moût (pvpp, caséine, protéines de pois…..). Il faudra recréer un certain trouble avec des supports neutres pour permettre la FA et ajouter des nutriments pour les levures car on a une turbidité faible après collage.

Élimination des composés phénolique peu qualitatifs pour éliminer la teinte orangée due à l’oxydation. Pas d’élevage sur lies possible. La nature de la colle, la dose et le moment d’emploi sont des éléments déterminant pour la couleur

 

Centre névralgique de la révélation des arômes : la levure

La levure permet à la fois la production d’arômes fermentaires et la révélation d’arômes variétaux à partir de leurs précurseurs. Le choix de la levure et la conduite de la fermentation alcoolique vont être déterminant pour l’obtention du profil aromatique souhaité.

 

 

Raisonner l’apport de compléments nutritifs pour la levure .

Un moût dépouillé de ses bourbes et fermentant à des T°<20°C est un milieu plus difficile.

Pour des fermentations à basses températures (14-15°C), l’ajout d’un préparateur de levures permet de sécuriser la FA. Un excès d’Azote ammoniacal va réprimer l’intégration des précurseurs dans la levure et donc diminuer la révélation des thiols.

L’apport d’activateurs doit tenir compte de plusieurs paramètres: TAP Turbidité N assinitial T°

 

 

Impact des profils thermiques de fermentation sur le profil

Il existe 3 types de profil thermique:

1.Profils thiols variétaux: T°de FA entre 18 et 20°C puis relâchement en fin de FA.

2.Profil fermentaire : T°de FA à 14°C sans relâchement en fin de FA.

 

.3.Profil thermique «inversé»: T°de FA à 18°C pendant 2-3 jours (≈1060) pour favoriser la révélation des thiols puis abaissement de la T° en 24 H à 14°C  puis T°à 14°C pendant le reste de la F

 

 

Elevage sur lies Elevage sur lies

 Dès que la FA est terminée, deux possibilités:

-sulfiter à 3g/hl et brasser les lies tous les 2 jours.

 -sulfiter à 3g/hl et ajouter 5g/hl d’enzymes à  activité βglucanasepour apporter du gras, du volume de bouche et libérer des arômes et β glucosidasepour libérer des terpènes.

 

Maintenir un SO2 actif ≈ 0,4-0,5

Brasser régulièrement tous les 2 jours

Fin de l’élevage, refroidir la cuve à 10°C puis soutirer et ajuster le SO2actif ≈ 0,8

 

En résumé

Définir l’objectif produit: couleur et profil aromatique (fermentaire, variétal)

Adapter l’itinéraire technique pour atteindre l’objectif.

Protéger le raisin, le moût et le vin contre l’oxydation qui altère la couleur et les arômes.

Assemblage possible de rosé de saignée et de rosé de pressurage.

 

Les points clés:

-sélection parcellaire et date de vendange pour valoriser au mieux le potentiel des différentes parcelles. -débourbage et fermentation : choix de la turbidité,

-débourbage et fermentation : choix de la turbidité, de la souche de levure et du profil thermique de la FA. -différentes options possibles : macération pelliculaire, stabulation a froid, élevage sur lies.

LE SERVICE DES VINS...Rappel

 

 

TEMPÉRATURE



DE SERVICE DES VINS

 

 


REFRIGERE

 

GLACE

 

GELE

 

Température voisine de 0°C

FRAPPE

 

FROID

 

FRAIS

de 4 à 6°C

 

de 6 à 12°C

 

de 12 à 16°C

TEMPERE

CHAMBRE

De 16

à 18°C

TIEDE

ATTIEDI

CHAUD

Supérieure

à 20°C


BIENVENUE SUR " Vins sur Mesure et Récits de Terroir par Patrice Drucbert.

Vinifier le Sud en 2026 : Stratégies et impératifs de la nouvelle œnologie

Par Patrice Drucbert, Œnologue consultant Le Grand Sud, des vignobles bordelais aux terrasses languedociennes, en passant par la Provence et...