vendredi 5 janvier 2024

"Faire un Grand Vin, c’est comme faire une Grand Plat en cuisine !

 



Oui, je pense que la comparaison entre l'élaboration d'un grand vin et la cuisine est pertinente. Dans les deux cas, il s'agit de créer un produit complexe et raffiné, qui combine des éléments naturels et des techniques artisanales.

Le choix des cépages est comparable au choix des ingrédients. Chaque cépage a ses propres caractéristiques uniques, qui vont contribuer à la personnalité du vin. Tout comme un grand chef choisit les meilleurs ingrédients pour sa recette, un vigneron choisit les cépages qui lui permettront de créer le vin qu'il a en tête.

Le terroir est comparable au lieu de la cuisson. Le terroir, c'est l'ensemble des conditions naturelles qui influencent la croissance de la vigne et la qualité du raisin. Tout comme un grand chef choisit un endroit approprié pour cuisiner, un vigneron choisit un terroir qui lui permettra de produire des raisins de qualité.

La conduite de la vinification est comparable à la préparation du plat. La vinification est le processus qui permet de transformer le raisin en vin. Elle comprend de nombreuses étapes, qui sont toutes importantes pour obtenir un vin de qualité. Tout comme un grand chef prend soin de préparer son plat avec soin, un vigneron prend soin de vinifier le raisin avec soin.

Les assemblages sont comparables aux accords mets-vins. Les assemblages sont la combinaison de différents vins pour créer un vin unique. Tout comme un grand chef choisit les bons accords mets-vins pour créer une expérience gustative harmonieuse, un vigneron choisit les bons assemblages pour créer un vin équilibré et harmonieux.

L'élevage est comparable à la maturation du plat. L'élevage est la période pendant laquelle le vin est conservé en fût ou en bouteille. Pendant cette période, le vin évolue et se complexifie. Tout comme un grand chef laisse maturer son plat pour qu'il développe ses saveurs, un vigneron laisse vieillir son vin pour qu'il développe sa complexité.

Bien sûr, il existe des différences importantes entre la fabrication d'un grand vin et la cuisine. La fabrication d'un grand vin est un processus plus long et plus complexe que la cuisine. Elle nécessite des connaissances et des compétences spécialisées, ainsi qu'un investissement important. Le Grand Vin nait comme la Grande Cuisine dans une Grande Région de France. Citons pour le Vin, Bordeaux, Bourgogne, Corbiéres, Provence, val de Loire, Fronton ou Minervois par exemple; pour la Cuisine, nous allons retrouver les Même Région de Grands Vins mais plus encore...

Cependant, je pense que la comparaison est pertinente car elle met en évidence l'importance des éléments naturels et des techniques artisanales dans la création d'un produit complexe et raffiné.

 

Elaborer un Nouveau Vin


 

 

CREER un Nouveau VIN

Étude de faisabilité et de mise en marché d'un nouveau vin

 

 

Cabinet d'œnologie

« Faire des vins sur mesure »

Patrice DRUCBERT

Siret : 52416747500010

Cabinet Marketing

« Abyssales performances »

Thierry DRUCBERT

th.drucbert@orange.fr

Introduction

La création d'un nouveau vin est un projet complexe qui nécessite une étude de faisabilité approfondie. Cette étude doit porter sur les aspects techniques, économiques et marketing du projet.

L'étude de faisabilité technique

L'étude de faisabilité technique vise à déterminer si le vin est techniquement réalisable. Elle porte sur les aspects suivants :

·         Les cépages : quels cépages sont disponibles ? Quels cépages sont compatibles avec le style de vin souhaité ?

·         Les techniques de vinification : quelles techniques de vinification sont possibles ? Quelles techniques permettront d'obtenir le profil gustatif souhaité ?

·         La qualité des raisins : quelle est la qualité des raisins disponibles ? La qualité des raisins est-elle suffisante pour produire un vin de qualité ?

L'étude de faisabilité économique

L'étude de faisabilité économique vise à évaluer le coût de production du vin et son potentiel de rentabilité. Elle porte sur les aspects suivants :

·         Le coût des matières premières : quel est le coût des cépages, du matériel de vinification et de la main-d'œuvre ?

·         Les coûts de production : quels sont les coûts de production du vin, de la mise en bouteille et de la commercialisation ?

·         Le potentiel de rentabilité : quel est le prix de vente potentiel du vin ? Quel est le nombre de bouteilles que l'on peut vendre pour atteindre la rentabilité ?

L'étude de faisabilité marketing

L'étude de faisabilité marketing vise à déterminer si le vin a un potentiel commercial. Elle porte sur les aspects suivants :

·         L'analyse de la demande : quel est le marché potentiel pour le vin ? Quels sont les besoins et les attentes des consommateurs ?

·         L'analyse de la concurrence : quels sont les concurrents potentiels du vin ? Quelles sont leurs forces et leurs faiblesses ?

Cas concret

Dans le cas du cabinet d'œnologie Patrice DRUCBERT, l'étude de faisabilité et de mise en marché pourrait se dérouler de la manière suivante :

Étape 1 : Définition des objectifs

La première étape consiste à définir les objectifs du projet. Quel type de vin souhaitez-vous créer ? Quel est votre budget ? Quel est votre marché cible ?

Étape 2 : Recherche

La deuxième étape consiste à effectuer une recherche sur le marché du vin. Quels sont les tendances actuelles ? Quels sont les besoins et les attentes des consommateurs ?

Étape 3 : Développement du vin

La troisième étape consiste à développer le vin. Il s'agit de choisir les cépages, les techniques de vinification et le mode de vieillissement.

Étape 4 : Tests organoleptiques

La quatrième étape consiste à effectuer des tests organoleptiques du vin. Il s'agit de déterminer le profil gustatif du vin et de s'assurer qu'il répond aux attentes des consommateurs.

Étape 5 : Étude de marché

La cinquième étape consiste à effectuer une étude de marché. Il s'agit d'évaluer le potentiel commercial du vin et de définir une stratégie de marketing adaptée. Le cabinet Abyssales Performances est spécialisé dans les études de marché.

Étape 6 : Validation du projet

La sixième étape consiste à valider le projet. Il s'agit de s'assurer que le vin est techniquement réalisable, économiquement viable et commercialement attractif.

Conclusion

L'étude de faisabilité et de mise en marché d'un nouveau vin est une étape essentielle pour garantir le succès du projet. Elle permet de valider la faisabilité technique et économique du vin, ainsi que son potentiel commercial.

Recommandations

Sur la base de l'étude de faisabilité et de mise en marché, les recommandations suivantes peuvent être formulées :

·         Améliorer le profil organoleptique du vin : il peut être nécessaire de modifier la composition du vin, les techniques de vinification ou le mode de vieillissement pour obtenir un vin plus attractif pour les consommateurs.

·         Réduire le coût de production : il peut être possible de réduire le coût de production du vin en optimisant les processus de production ou en utilisant des cépages moins onéreux.

·         Développer une stratégie de marketing adaptée : il est important de développer une stratégie de marketing adaptée pour promouvoir ce nouveau produit

Nos services sont à votre disposition pour vous accompagner :

Thierry DRUCBERT

Abyssales Performances

Logiques d’entreprises et Dynamiques locales

Auditeur et Consultant en stratégie d’entreprise

Expert judiciaire près la Cour d’Appel de Montpellier

Docteur diplômé de l’Université d’Angers

 

Patrice DRUCBERT

Faire des Vins sur Mesure

Œnologue expert judiciaire honoraire

 

https://www.abyssales-performances.com

 

 

https://fairedesvinssurmesure.blogspot.com/

 

 

 

·         Nous contacter pour tout renseignement ou complément d’information sur nos prestations  th.drucbert@orange.fr  et/ou  patrice.drucbert@orange.fr

·         Tarifs et devis sur demande et en fonction de votre cas particulier

dimanche 31 décembre 2023

Bonne Année au Vignoble français

 


Vœux 2024

 

Le vignoble français en 2023 : une année difficile

L'année 2023 a été une année difficile pour le vignoble français. Les conditions climatiques ont été défavorables, avec une sécheresse sévère dans de nombreux bassins viticoles. La vigne a également été touchée par des maladies, notamment le mildiou. Une baisse générale des rendement en jus notable dans beaucoup de vignoble est à noter aussi

En conséquence, la production de vin a été réduite de 10 % (en moyenne) par rapport à l'année précédente qui était déjà une petite récolte. Le marché du vin a également été affecté par la crise économique, avec une baisse de la consommation. généralisée

Des



vignerons résilients et des consommateurs solidaires

Malgré ces difficultés, les vignerons ont fait preuve de résilience. Ils ont su s'adapter aux conditions climatiques et aux maladies pour produire des vins de qualité.

Les consommateurs, eux aussi, ont fait preuve de solidarité en continuant à acheter du vin français.

Des vœux pour 2024

En 2024, nous souhaitons que le vignoble français rebondisse. Nous souhaitons que les conditions climatiques soient plus favorables, que les maladies soient maîtrisées, et que le marché se redresse.

Nous souhaitons que les vignerons continuent à produire des vins de qualité, qui ravissent les consommateurs du monde entier.

Nous souhaitons que le vin français reste un vecteur de rayonnement de la France et de sa culture.

Pour que ce rebond soit possible, nous proposons trois pistes :

·         Investir dans la recherche et le développement pour adapter les vignes au changement climatique.

·         Développer la viticulture durable pour réduire l'impact environnemental de la production de vin.

·         Diversifier les débouchés commerciaux pour s'adapter aux évolutions du marché.

·         Diversification agricole pour un meilleur équilibre protecteur, revenir à la polyculture rn gardant nos vignes rentables.

Avec de la volonté et de la persévérance, le vignoble français a les moyens de retrouver sa place de leader mondial du vin.

Pour illustrer les difficultés rencontrées par le vignoble en 2023, on pourrait ajouter quelques chiffres ou exemples concrets. Par exemple :

·         La sécheresse a entraîné une baisse de la production de vin de 10 % dans le Bordelais, 15 % dans la Bourgogne, Le bassin du Languedoc-Roussillon enregistre la plus forte baisse de production (-15%) sous l’effet de la sécheresse, qui s’est également sentir dans le sud-est (-3%).

·         Le mildiou a touché 30 % des vignes en France, entraînant des pertes de production pouvant aller jusqu'à 50 %.

Objectifs de recherche et de développement

Pour préciser les objectifs de recherche et de développement dans le domaine de l'adaptation des vignes au changement climatique, on pourrait citer quelques exemples de projets en cours. Par exemple :

·         La recherche de cépages résistants à la sécheresse et aux maladies.

·         Le développement de techniques de gestion de l'irrigation.

·         L'utilisation de biotechnologies pour renforcer la résistance des vignes.

Exemples de viticulture durable

Pour donner des exemples concrets de viticulture durable, on pourrait citer quelques initiatives mises en œuvre par des vignerons. Par exemple :

·         L'utilisation de produits phytosanitaires de synthèse en quantité réduite ou en substitution par des produits naturels. Mise en place de la lutte raisonnée et contrôlée

·         La plantation de haies et de bandes enherbées pour favoriser la biodiversité. Rt lutter contre la sécheresse.

·         La valorisation des déchets de la vigne pour produire de l'énergie ou du compost.

·         L’association du photovoltaïque avec nos vignes et nos chais

Comment diversifier les débouchés commerciaux

Pour préciser comment diversifier les débouchés commerciaux, on pourrait citer quelques exemples de marchés émergents ou de nouvelles façons de consommer le vin. Par exemple :

·         Le développement des exportations vers les pays émergents, tels que l'Inde, ou le Brésil. Relancer les exportations vers la Chine en perte de vitesse.

·         Le développement de la consommation de vin au verre, notamment dans les bars et restaurants.

·         Le développement de la consommation de vin bio, Haute valeur environnementale.

·         Créer de nouveaux vins mieux adaptés pour les nouveaux consommateurs et créer des nouveaux créneaux.

 

Conscient des défis qu'il doit relever, et qu'il dispose des moyens pour y parvenir , le Vigneron a du « pain sur la planche »……………Que 2024 soit le Millésime de la relance (Prix, volume, qualité, marchés nouveaux…)

Faire des vins sur mesure souhaite à tous les vigneronnes et vignerons une très bonne année pleine de santé, de réussite et de bonheur pour eux-mêmes et leurs familles. Meilleurs vœux  pour nos vignobles de France de santé et de prospérité !

Bonne Année 2024 à toutes et à Tous, Producteurs et Consommateurs, à tous les Amoureux du VIN

 Patrice DRUCBERT

Oenologue Consultant

Expert Honoraire prés les Tribunaux

dimanche 26 novembre 2023

L'œnologie durable

 


L'œnologie durable
est une approche de la vinification qui vise à produire des vins de qualité tout en respectant l'environnement. Elle s'appuie sur les principes suivants :

  • La préservation des ressources naturelles, c'est-à-dire l'eau, la terre et l'énergie.
  • La réduction de l'utilisation des produits chimiques, tels que les pesticides, les herbicides et les engrais.
  • La promotion de la biodiversité, en préservant les habitats naturels et en encourageant la présence de la faune et de la flore.

L'œnologie durable se décline en plusieurs pratiques, notamment :

  • La viticulture durable, qui vise à réduire l'impact environnemental de la culture de la vigne.
  • L'œnologie durable, qui vise à réduire l'impact environnemental de la vinification.
  • La commercialisation durable, qui vise à réduire l'impact environnemental de la commercialisation du vin.

La viticulture durable

La viticulture durable vise à réduire l'impact environnemental de la culture de la vigne. Elle s'appuie sur des pratiques telles que :

  • L'utilisation de techniques culturales adaptées au terroir, afin de limiter l'érosion et la pollution des sols.
  • La réduction de l'utilisation des engrais, en favorisant la fertilisation organique.
  • La lutte intégrée contre les parasites et les maladies, en utilisant des méthodes naturelles ou biologiques.

L'œnologie durable

L'œnologie durable vise à réduire l'impact environnemental de la vinification. Elle s'appuie sur des pratiques telles que :

  • L'utilisation de techniques de vinification douces, afin de préserver les arômes et les saveurs du vin.
  • La réduction de l'utilisation des produits chimiques, tels que les sulfites et les enzymes.
  • La valorisation des sous-produits de la vinification, tels que les drêches et les pellicules.

La commercialisation durable

La commercialisation durable vise à réduire l'impact environnemental de la commercialisation du vin. Elle s'appuie sur des pratiques telles que :

  • L'utilisation de matériaux recyclables, tels que le verre et le carton.
  • La réduction des distances de transport, en favorisant la vente locale et régionale.
  • L'information des consommateurs, afin de sensibiliser à l'importance de l'œnologie durable.

Les avantages de l'œnologie durable

L'œnologie durable présente de nombreux avantages, notamment :

  • Une meilleure protection de l'environnement : l'œnologie durable contribue à réduire l'impact environnemental de la viticulture, ce qui est essentiel pour l'avenir de la filière.
  • Une meilleure qualité des vins : l'œnologie durable peut conduire à la production de vins plus fruités, plus aromatiques et plus équilibrés.
  • Une meilleure compétitivité : les vins produits selon des pratiques durables sont de plus en plus appréciés par les consommateurs, ce qui peut contribuer à améliorer la compétitivité des producteurs.

Les limites de l'œnologie durable

L'œnologie durable peut également présenter quelques limites, notamment :

  • Un coût plus élevé : les pratiques durables peuvent être plus coûteuses que les pratiques traditionnelles, ce qui peut limiter l'accès à l'œnologie durable pour certains producteurs.
  • Une complexité accrue : l'œnologie durable peut être plus complexe que l'œnologie traditionnelle, ce qui peut nécessiter une formation et une expertise accrues.

Conclusion

L'œnologie durable est une approche de la vinification qui présente de nombreux avantages. Elle permet de produire des vins de qualité tout en respectant l'environnement. Cependant, elle peut également présenter quelques limites, notamment un coût plus élevé et une complexité accrue.

Patrice DRUCBERT

Faire



des vins sur mesure

 

samedi 18 novembre 2023

Maîtriser le conditionnement pour garantir la qualité



 




Maîtriser le conditionnement pour garantir la qualité

Après avoir respecté toutes les étapes permettant l’élaboration de vins fruités ou corsés, il reste encore à maîtriser le conditionnement, afin de maintenir les qualités acquises.

Il faut avoir toujours à l’esprit que les vins fruités, plus délicats, nécessiteront une préparation « tout en finesse », pour préserver leurs arômes, leur équilibre, sans les dépouiller. Avant d’aborder la phase de conditionnement, il faut préparer le vin, sans négliger quelques éléments clés.

Tout d’abord, un contrôle analytique du vin, afin de définir la stabilité du vin et envisager les traitements nécessaires.

> Celui-ci permet de définir le sulfitage nécessaire. Mais attention, la dose de SO2 libre doit être stabilisée longtemps à l’avance, surtout pour le vin fruité, dont la couleur moindre est plus sensible aux ajouts de SO2.Au cours de la conservation du vin en cuve, il est important d’avoir conscience que seule une petite fraction du SO2 libre est active, il s’agit du SO2 moléculaire.

> Avant la mise en bouteille, il faut ajuster la dose de SO2 libre (entre 30 et 40mg/L en fonction des conditions de la mise et des procédés de travail) progressivement et plusieurs jours avant les opérations d’embouteillage. Sans cette précaution, il est aléatoire de prévoir la quantité de SO2 qui restera après la mise en bouteilles.

> Pour réduire la dose de SO2 libre sur les vins fruités, il est possible d’avoir recours à un ajout d’acide ascorbique, antioxydant (dose maximum légale: 150mg/L). Attention, ce produit, très facilement oxydable est à ajouter au dernier moment lors de la mise en bouteilles. Il est réservé à des vins dont le circuit de distribution est court.

> Autre paramètre important à doser, le gaz carbonique, en raison de son rôle sur les caractères organoleptiques: Le CO2 participe en effet au maintien de la fraîcheur et du fruité et il diminue la sensation de rondeur et renforce les saveurs astringentes ou amères des polyphénols. De ce fait, il est important de connaître la dose de CO2 dans le vin, pour l’ajuster, si nécessaire, aux doses suivantes:

-  Vin fruité:300 à 500 mg/L

-  Vin corsé:100 à 300 mg/L.

Après le contrôle analytique, la clarification ensuite, et en fonction de la turbidité et de l’indice de colmatage, la clarification du produit doit être effectuée. L’itinéraire de filtration doit être raisonné, surtout pour les vins fruités, qui peuvent être décharnés par des filtrations sur terre répétées (les terres roses sont les plus traumatisantes). Pour respecter le produit, mieux vaut mettre en œuvre « le juste nécessaire ». Ainsi, des soutirages soignés en amont permettent d’obtenir un vin clair, et de faire ainsi l’économie de plusieurs filtrations sur terre, qui occasionnent la perte de polysaccharides et de macromolécules. La filtration tangentielle peut être intéressante puisqu’elle permet de limiter les étapes de clarification préalables à la filtration finale, elle entraîne un appauvrissement moindre, par rapport à l’itinéraire classique comportant plusieurs filtrations sur terres.


Maîtrise du conditionnement

Le vin est maintenant prêt à être conditionné. Attention à ne pas oublier de vérifier, par un dernier contrôle analytique, que les traitements et ajustements ont été efficaces. La phase d’embouteillage va pouvoir commencer. Quelques points importants doivent être respectés, pour obtenir un embouteillage respectueux du produit.

> Tout d’abord, l’hygiène doit être un souci permanent, la chaîne de mise en bouteille doit être nettoyée et désinfectée selon un plan d’hygiène rigoureux, validé par des contrôles. Ne pas négliger le nettoyage extérieur des becs de la tireuse.

> L’enrichissement en oxygène, au cours de la mise en bouteille, doit être le plus limité possible. En effet, il entraîne un risque de jaunissement de la couleur, et augmente les risques d’oxydation. Pour éviter cet accident, très préjudiciable à la qualité du vin, et à sa conservation dans de bonnes conditions, il faut travailler sur des lignes d’embouteillage performantes et bien réglées.

> La sélection des matières sèches, leur contrôle à réception et leur condition de stockage ont une grande incidence sur la qualité du produit.

 > La sélection des bouteilles doit respecter les critères de packaging du cahier des charges de la segmentation, c’est-à-dire 460 grammes minimum. Le contrôle à réception se fait sur la palette:

housse non déchirée (risque deau ou de corps étranger)

  Palette et liens en bon état (risque de chute)

Absence de bouteille cassée (risque de débris de verre) Puis sur la bouteille:

  Type de bouteille: modèle, niveau de remplissage (55 ou 63),bague.

Diamètre intérieur (bague plate unique H35-100) 18,5 mm +/- 0,5 mm

Absence dodeurs anormales.

Le profil de débouchage, qui ne doit pas présenter de défaut ou d’irrégularité de surface pour que le bouchage assure son rôle correctement.

Laspect des bouteilles pour noter les défauts de verre, surtout les défauts de fabrication qui présentent un risque potentiel pour le consommateur: bagues ébréchées, aiguilles de verre, ailette coupante… Le stockage doit se faire dans un endroit propre et sec, en prenant bien garde d’éviter les différences de température importantes entre les bouteilles et le vin au moment de l’embouteillage. La sélection des bouchons doit, elle aussi, respecter les critères de packaging du cahier des charges de la segmentation, c’est-à-dire 44 millimètres minimum.

Attention à certains types de bouchons :

Il s’agit des bouchons agglomérés et des agglomérés techniques ou composites, qui occasionnent de nombreuses déviations organoleptiques (en 2003, 26 % des vins bouchés avec des agglomérés ont été jugés bouchonnés par les jurys du Suivi Aval de la Qualité et 14 % pour ceux bouchés avec des agglomérés techniques). Ils sont aussi à l’origine d’une oxydation précoce des vins.

> Pour les vins fruités, dont le circuit de commercialisation est logiquement plus court, l’utilisation de bouchons synthétiques de bonne qualité (éviter les premiers prix, montrés du doigt dans nos essais) est une bonne solution. > Pour les vins corsés, qui peuvent être considérés comme des vins de garde par le consommateur, il est bien de privilégier des bouchons en liège naturel, colmaté ou non. L’utilisation de bouchons agglomérés « 1+1 » donne des résultats corrects.

Enfin, une fois que l’embouteillage a été réalisé, il est important de vérifier la qualité du travail réalisé par un contrôle analytique final. Le cahier des charges de la segmentation impose que trois échantillons témoins de chaque tirage soient stockés, et qu’une analyse des paramètres titre alcoométrique volumique, intensité colorante et indice de polyphénols totaux soit effectuée et conservée.

BIENVENUE SUR " Vins sur Mesure et Récits de Terroir par Patrice Drucbert.

Vinifier le Sud en 2026 : Stratégies et impératifs de la nouvelle œnologie

Par Patrice Drucbert, Œnologue consultant Le Grand Sud, des vignobles bordelais aux terrasses languedociennes, en passant par la Provence et...