samedi 11 novembre 2023

En quoi la diversification agricole est-elle un enjeu important pour la viticulture ?

 


La diversification agricole est un enjeu important pour la viticulture pour plusieurs raisons.

-       Tout d'abord, elle permet de réduire la dépendance des viticulteurs à un seul produit, le vin. Cela permet de limiter les risques liés aux fluctuations du marché du vin, aux changements climatiques ou aux maladies.

-       Deuxièmement, la diversification permet de créer de nouvelles sources de revenus pour les viticulteurs. Cela peut être une source de revenus complémentaires, voire un nouveau métier à part entière.

-       Troisièmement, la diversification peut contribuer à améliorer la résilience des exploitations viticoles. En diversifiant leurs activités, les viticulteurs peuvent mieux s'adapter aux changements et aux défis auxquels ils sont confrontés.

Quelles sont les opportunités de diversification pour la viticulture ?

Les opportunités de diversification pour la viticulture sont nombreuses. Elles peuvent se situer dans différents domaines, tels que :

·         La production de cultures alternatives, telles que les fruits, les légumes, les céréales Élaborez un plan de diversification qui définit les objectifs, les activités, les ressources et les investissements nécessaires.

·         Formez-vous aux, les légumineuses ou les plantes aromatiques et médicinales.

·         L'élevage, de bovins, d'ovins, de caprins, de volailles ou d'autres espèces.

·         La transformation des produits agricoles, tels que le vin, les jus de fruits, les confitures, les huiles, les produits cosmétiques ou les produits alimentaires à base de plantes.

·         Le développement d'activités touristiques ou de loisirs, telles que l'accueil à la ferme, les visites guidées, les ateliers de formation ou les événements culturels.

Quels sont les défis de la diversification agricole pour la viticulture ?

La diversification agricole présente également des défis pour la viticulture. Ces défis peuvent être de nature technique, économique, commerciale ou réglementaire.

·         Les défis techniques concernent notamment la maîtrise des techniques de transformation des produits agricoles, la conformité aux normes de qualité et la gestion des risques sanitaires.

·         Les défis économiques concernent notamment les investissements nécessaires, la gestion des coûts et la rentabilité de l'activité diversifiée.

·         Les défis commerciaux concernent notamment la construction d'une image de marque, le développement de canaux de distribution et la concurrence sur le marché.

·         Les défis réglementaires concernent notamment la conformité aux réglementations en matière d'hygiène, d'étiquetage et de traçabilité.

Quelles sont les perspectives de la diversification agricole pour la viticulture ?

Les perspectives de la diversification agricole pour la viticulture sont positives. La diversification permet aux viticulteurs de s'adapter aux changements et aux défis auxquels ils sont confrontés, et de créer de nouvelles sources de revenus.

Cependant, la diversification nécessite une réflexion approfondie et une préparation minutieuse. Les viticulteurs qui souhaitent se lancer dans la diversification agricole doivent bien identifier les opportunités et les défis qui s'offrent à eux, et mettre en place une stratégie adaptée.

Conseils pour réussir la diversification agricole

Voici quelques conseils pour réussir la diversification agricole :

·         Faites une étude de marché approfondie pour identifier les opportunités et les besoins du marché.

·         techniques de transformation des produits agricoles, si nécessaire.

·         Construisez une image de marque forte pour vos produits transformés.

·         Développez des canaux de distribution efficaces pour vos produits transformés.

·         Respectez les réglementations en vigueur.

La diversification agricole est une voie prometteuse pour la viticulture. Elle permet aux viticulteurs de s'adapter aux changements et aux défis auxquels ils sont confrontés, et de créer de nouvelles sources de revenus.

Nos services sont à votre disposition pour vous accompagner :

Thierry DRUCBERT

Abyssales Performances

Logiques d’entreprises et Dynamiques locales

Auditeur et Consultant en stratégie d’entreprise

Expert judiciaire près la Cour d’Appel de Montpellier

Docteur diplômé de l’Université d’Angers

siège : 3, impasse Réaumur

11100 NARBONNE

Patrice DRUCBERT

Faire des Vins sur Mesure

Œnologue expert judiciaire honoraire

Œnologue diplômé fe la Faculté d’œnologie de Bordeaux ; Diplôme d’Etudes Ampélologiques ; Certificat de  chimie agricole

siège : 36 rue du Plantier 11200 LEZIGNAN CORBIERES

Antenne : CASSENEUIL (Lot et Garonne)

https://www.abyssales-performances.com

th.drucbert@orange.fr


https://fairedesvinssurmesure.blogspot.com/

patrice.drucbert@orange.fr



 

Nous contacter pour tout renseignement ou complément d’information sur nos prestations  th.drucbert@orange.fr  et/ou  patrice.drucbert@orange.fr

Tarifs et devis sur demande et en fonction de votre cas particulier

 

mercredi 4 octobre 2023

Mes réflexions sur la canicule

 


Mes réflexions sur la canicule de ces mois de juin, de juillet et d’aout 2023 : conséquences sur les vignes

Plusieurs records seront battus cette semaine dans plusieurs régions françaises  étouffées par la chaleur. Les températures ont dépassé les normales saisonnières de 10°C en Allemagne, dans le nord de l'Espagne et de l'Italie, et en France,

Ces phénomènes ont eu pour conséquences des brûlures de feuilles pouvant aller jusqu’à la défoliation complète, une brunissure et un dessèchement des baies allant de quelques baies à la grappe entière (échaudage).

Nos  observations  et celles des viticulteurs nous permettent de signaler :

1°) Un effet cépage :

Si l’ensemble des cépages ont été touchés, le Carignan a le plus souffert de la situation et la syrah a également marqué d’importants symptômes. Contrairement à 2003, le grenache a mieux résisté. Mais est-ce significatif ? Il est trop tôt pour le dire.

2°) Un effet terroir :

 C'est sûr  les dégâts observés semblent plus graves dans les sols très caillouteux ou de couleur claire (sols réfléchissants) et dans les parcelles particulièrement exposées au rayonnement solaire.

Pourcentage de réverbération pour quelques surfaces (pour comprendre)

·         Surface de lac : 2 à 4 %

·         Forêt de conifères : 5 à 15%

·         Sol sombre : 5 à 15%

·         Surface de la mer : 10 à 20%

·         Sol Calcaire (clair): 40 à 45%

·         Sol clair avec pierre ou galets : 45 à 55 %

·         Eau transparente : 25 à 50%

·         Glace : 50 à 60%

·         Neige tassée : 40 à 70%

·         Neige fraîche : 75 à 90%

·         Miroir parfait : 100%

 

Influence de la couleur de surface sur le réchauffement plus ou moins rapide des sols

Lorsque l'albédo est élevé en surface (teintes claires), le réchauffement du sol est plus lent que quand la teinte est plus vive (abondance du fer) et/ou plus foncée (abondance des matières organiques)

L'albédo, ou albedo (sans accent), est le pouvoir réfléchissant d'une surface, c'est-à-dire le rapport de l'énergie lumineuse réfléchie à l'énergie lumineuse incidente.







Ce qui veut dire que pour une température enregistrée de 35° sur un sol claire une chaleur résiduelle transmise par réverbération permet d’atteindre sur le feuillage et les grappes des températures totales pouvant dépasse les 50°

Les rayons émis par le soleil
Ceux qui atteignent la surface de la Terre sont : les rayons visibles (la lumière), les rayons infra-rouges (ou IR), les ultra-violets (ou UV). Les IR et les UV sont invisibles. Les rayons de longueur d'ondes très courtes
(les rayons x, gamma,), extrêmement dangereux sont heureusement arrêtés dès les couches supérieures de l'atmosphère.

Les rayons de longueur d'ondes très longues (ondes radio) sont très faibles à la surfaces de terre.

Nous parviennent essentiellement :

·         Les Ultraviolets (UV), de 200 nm à 400 nm, invisibles, sans échauffer, provoquent des dommages sur les cellules ;

·         la Lumière visible, de 400 à 800 nm, visibles, ils nous permettent de distinguer les formes et les couleurs ;

·         les Infrarouges (IR), de 800 à 1400 nm, invisibles, chauffent la matière solide ou gazeuse qu'ils rencontrent.

 

 



Effet du micro climat

Un microclimat est un climat  local avec des caractéristiques différentes de la région où il est situé. Le microclimat est un ensemble de modèles et de processus atmosphériques qui caractérisent un environnement ou une portée réduite. En fait, il y a un microclimat si les circonstances à petite échelle sont différentes de ce à quoi on s'attendrait en fonction du climat. Ceci est causé par la géographie, la végétation, la direction dominante du vent et parfois aussi l'intervention humaine, comme le développement urbain. Cela influence la température, le nombre d'heures de soleil et même la quantité de précipitations

3°) Un effet soufre prépondérant :

à première vue, la majorité des vignes ayant subi des préjudices importants ont fait l’objet d’un traitement ou plusieurs traitements contre l’oïdium avec du soufre pendant cette campagne. La rémanence des produits dit « soufre mouillable »  peut aller jusqu’à 15 jours et être actif pendant cette période et accentuer l’action du soleil.

4°) Enfin l’impact est plus marqué dans les vignes les plus faibles, les plus jeunes (plantier de 3ème feuille ou 4ème feuille), sur des rangées entières ou des bordures selon un écoulement de l’air chaud (phénomène semblable à celui du gel).

L’ÉCHAUDAGE

Le soleil peut provoquer un accident appelé échaudage, ou grillage. Il se produit sur les raisins avant la véraison, lorsque ceux-ci, après avoir été protégés de la grande lumière par un ciel plus ou moins nuageux, sont exposés brusquement à un soleil ardent, par temps calme. La partie exposée au soleil est grillée ; il se forme à l’emplacement atteint une dépression, le coup de pouce. Les grains semblent avoir été frappés par des grêlons, ils dessèchent et tombent. Cet accident est assez fréquent en région méditerranéenne et  il peut avoir des conséquences importantes. Les coups de soleil de cette fin juin 2019 en sont la preuve.

Estimant que de nombreuses filières ne sont pas préparées à un réchauffement climatique, nous  ne pouvons que conseiller de s’adapter à ces nouvelles conditions sans attendre plus longtemps. Les vagues de chaleur s'allongent et deviennent plus rudes, il faut se faire au modèle d'un climat de plus en plus imprévisible.

Notre carrière d’œnologue consultant suffisamment  longue nous permet de noter notamment:

-        d’abord les phénomènes « températures » qui se répètent et s’aggravent :                            1°) 1976, dans le Sud Lubéron, vu de nombreux échaudages de grappes et des brulures sévère du feuillage. De fin juin à la mi-juillet, tous les records de chaleur sont battus.

2°) 1983, Une vague de chaleur intense dure du 9 au 31 juillet : on dépasse encore les 40 °                                                                                                                        

3°) L'été 2003 est le plus chaud jamais observé depuis le début de la mise en place d'un  réseau d'observation en France  (dépassant les 40 degrés le 4 août).              

4°) 2006. La vague de chaleur, qui dure du 10 au 28 juillet, se situe au deuxième rang des plus sévères observées en France depuis 1950, après celle de 2003 (Météo-France). La basse vallée du Rhône est la plus affectée. La mer atteint 30 degrés à Marseille.

5°) 2019

6°) 2022 et 2023

 

Nous avons été témoin des conséquences désastreuses sur les vignobles surtout en zone méditerranéenne, mais le Sud-Ouest de la France a été également marqué. Dans toutes ces périodes des vignes ont ressenties des températures dépassant les 40 degrés. Ces températures élevées s’aggravent avec les effet des traitements de la vigne, de la réverbération sur les sols des vignes….

 

Conséquences des épisodes de fortes chaleurs sur la vigne

Nous savons que l’optimum thermique pour la vigne se situe entre 25 et 35°C environ, au-delà de ce seuil le risque d’échaudage physiologique (Crespy, 1992) devient important et au-delà de 40°C la vigne est soumise au grillage. Suite à une série de journées avec des températures supérieures à 35°C, les baies se dessèchent, ce qui nuit à une bonne maturation des baies. Ainsi, les différents auteurs qualifient les températures dangereuses pour la vigne à partir de 35°C jusqu’à 42°C (Champagnol, 1984 ; Huglin, 1986 ; Galet, 2000)

. De plus des températures supérieures à 40°C vont bloquer la photosynthèse de la vigne (Motorina, 1958). Pendant la phase de maturation la « baie ayant atteint sensiblement son volume définitif subit des transformations chimiques importantes : accumulation de sucres, diminution de l’acidité » (Guillon, 1905) et est donc très sensible à ces températures extrêmes. C’est pourquoi Langellier (2003) explique que les vignes souffrent davantage d’un stress thermique que d’un stress hydrique.

 






Nous avons été témoin des conséquences désastreuses sur les vignobles surtout en zone méditerranéenne, mais le Sud-Ouest de la France a été également marqué. Dans toutes ces périodes des vignes ont ressenties des températures dépassant les 40 degrés. Ces températures élevées s’aggravent avec les effet des traitements de la vigne, de la réverbération sur les sols des vignes….

 

Conséquences des épisodes de fortes chaleurs sur la vigne

Nous savons que l’optimum thermique pour la vigne se situe entre 25 et 35°C environ, au-delà de ce seuil le risque d’échaudage physiologique (Crespy, 1992) devient important et au-delà de 40°C la vigne est soumise au grillage. Suite à une série de journées avec des températures supérieures à 35°C, les baies se dessèchent, ce qui nuit à une bonne maturation des baies. Ainsi, les différents auteurs qualifient les températures dangereuses pour la vigne à partir de 35°C jusqu’à 42°C (Champagnol, 1984 ; Huglin, 1986 ; Galet, 2000)

. De plus des températures supérieures à 40°C vont bloquer la photosynthèse de la vigne (Motorina, 1958). Pendant la phase de maturation la « baie ayant atteint sensiblement son volume définitif subit des transformations chimiques importantes : accumulation de sucres, diminution de l’acidité » (Guillon, 1905) et est donc très sensible à ces températures extrêmes. C’est pourquoi Langellier (2003) explique que les vignes souffrent davantage d’un stress thermique que d’un stress hydrique.

 

Les pratiques culturales pour lutter contre les effets des fortes chaleurs

Le changement climatique a de multiples effets sur les vignobles : avancée des dates de vendanges de plus de trois semaines par rapport aux années 50, déficits hydriques accrus, augmentation du degré d’alcool et acidité plus faible des vins, rayonnement incident plus fort, évolution des profils aromatiques, recrudescence des attaques de champignons et d’insectes ravageurs… Pour les vignobles méditerranéens,  l’évolution du climat est problématique dans la mesure où il accentue les fortes températures estivales, les épisodes de canicule et sécheresse (stress hydrique), le manque de froid qui perturbe la phénologie de la vigne, le risque de gel tardif après une longue période de redoux qui favorise le débourrement... Les vignobles métropolitains qui présentent des caractères spécifiques (climat, sol, variétés, cépages, savoir-faire) subissent outre la forte variabilité interannuelle du climat méditerranéen, des conditions climatiques sévères qui auront tendance à s’aggraver ces prochaines décennies. Selon l’Institut national de la recherche agronomique (Inra), en l’absence d’adaptation, le rendement des vignes en régions méditerranéennes notamment diminuerait de -15 à -35 %.

Pour faire face au défi climatique, l’adaptation des vignobles, des stratégies d’adaptation efficaces sont à mettre en œuvre et devront même laisser la place à des mutations profondes des pratiques agricoles d’ici la fin du siècle si les pays et les sociétés ne diminuent pas les émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Avec une hausse supérieure à 1,8°C durant la période estivale à l’horizon 2055, les périodes de chaleur intense seront plus fréquentes et les événements extrêmes (précipitations, gel, inondation…) se multiplieront. Les vignobles et les cultures en général sont ainsi appelés à souffrir, ce qui aura des répercussions agricoles, environnementales et économiques avec une compétitivité accrue entre les vignobles et donc les vins.

Pour limiter les impacts du changement climatique sur les vignobles, des actions d’adaptation locales devront  être mises en place. Pour répondre aux besoins des viticulteurs et des professionnels du vin, il faudra définir des stratégies d’adaptation sur l’ensemble des régions viticoles françaises. L’approche doit être  multiple dans la mesure où elle devra se  pencher sur la plante, la parcelle, l’exploitation et le vignoble à l’échelle régionale ou d’une appellation. Une série de recommandations et de solutions devrait être préconisée, par exemple :

raisonner la localisation des vignes en fonction du cépage et  des techniques œnologiques, mais aussi des goûts des consommateurs et de la législation vitivinicole ;

♦ sauvegarder la période de maturité du raisin entre le 10 septembre et le 10 octobre. Pour maintenir la qualité des vins, les viticulteurs devront retarder la maturité du raisin. Deux catégories de mesures semble être utiles: la modification des techniques viticoles et la modification du matériel végétal ;

♦ Pouvoir l’état hydrique de la vigne : installation de système d’irrigation au goutte à goutte, façon culturale au sol(binages fréquents pour favoriser l’utilisation de l’eau…..

♦utiliser des techniques de conduite de la vigne adaptées au stress hydrique de la plante (conduite en gobelet qui préserve la qualité des vins par exemple) ;

 ♦ privilégier des sols ayant un fort potentiel en réserve utile pour maintenir les rendements même en cas de longs épisodes secs ;

♦ limiter l’exposition des grappes de raisin au rayonnement direct car ce dernier  augmente la teneur en composés phénoliques du raisin et modifie le profil aromatique des vins et les risques de brulures sont augmentés.

♦ sélectionner des cépages offrant des économies d’eau pendant la nuit. Il s’agit d’une  nouvelle stratégie de sélection pour la tolérance à la sécheresse chez la vigne : nouveaux cépages déjà à l’essai

♦ choisir des variétés résistantes aux maladies cryptogamiques (mildiou ou l’oïdium par exemple) tout en réduisant l’utilisation des produits phytosanitaires, en particulier l’utilisation d’engrais azotés et de soufre qui augmente les risque de coup de chaud sur feuilles et raisins : nouveaux cépages

♦ définir les stratégies susceptibles de protéger et préserver les terroirs viticoles des territoires,

♦ adapter les pratiques agronomiques locales, repenser la conduite du  vignoble, maintenir et développer l’économie vitivinicole…

♦ il faudra à court terme assurer un  taux de sucre et donc un degré d’alcool élevés, tout en s’autorisant un relèvement modéré du rendement, ce dernier ayant été affecté ces dernières années par les effets combinés de la canicule et de la sécheresse.

♦ un recours modéré à l’irrigation de complément durant les périodes critiques serait techniquement justifié : rationalisation des sources d’eau → envisager des retenues d’eau par exemple

Une  relocalisation des vignes sera peut être nécessaire si l’augmentation de la température de l’air approche 5 ou 6°C dans la seconde moitié du XXIème siècle.

 

 



Sol Clair



Sol Calcaire


Sol - Galets


Sol enherbé




lundi 2 octobre 2023

Comment sauver notre viticulture avant qu’il ne soit trop tard

 


Faire des Vins sur %esure

Patrice DRUCBERT

Mail: patrice.drucbert@orange.fr



La polyculture, un avenir pour la viticulture ?

"Hier synonyme de performance, le modèle de spécialisation des exploitations est remis en cause. La diversification des cultures apparaît comme une voie de résilience à soutenir.

La spécialisation des exploitations agricoles débute au milieu du XIXe siècle. D’une polyculture vivrière elles passent à une monoculture souvent intensive et soumise à des impératifs, à court termes,  de rentabilité. La viticulture ne fait pas exception. Le modèle des vignes arborées, diffusé en Gaule par les Romains, s’efface lui aussi avec la mécanisation, la spécialisation et les exigences de productivité, la théorie agronomique considérant alors que la vigne ne doit souffrir d’aucune concurrence sous peine de voir ses rendements baisser. Avec l’apparition des  engrais de synthèse après la Seconde guerre mondiale disparaît l’intérêt d’élever des bêtes pour le fumier qui fertilisait les vignes…

Depuis quelques années, les initiatives pour faire cohabiter la vigne avec d’autres cultures se multiplient même s’il reste difficile de quantifier le phénomène. La polyculture compte aussi parmi les principes de l’agroécologie. Elle crée un cercle vertueux, plus respectueux de l’environnement. Ici, les résidus de pressurage des olives ainsi que l’eau issue du pressurage sont utilisés comme un amendement très riche pour les vignes !

La diversité des cultures diminue la susceptibilité à la maladie, l’un des problèmes majeurs liés à la monoculture. Les arbres constituent une barrière de protection naturelle face aux nuisibles. Un hectare d’abricotiers au milieu des vignes limite les ravageurs. En outre, ils abritent des chauves-souris et des oiseaux qui participent à la biodiversité et protègent indirectement la vigne. Les chauves-souris par exemple se nourrissent des papillons responsables du ver de la grappe.  Et une biodiversité bien installée permet de réduire drastiquement l’utilisation de béquilles chimiques. Naturellement, pour que des animaux s’installent dans les cultures, il faut a minima être en HVE (Hautes Valeurs Environnementales) et bannir les produits tueurs en « -icides » (pesticides, insecticides et autres fongicides).

Ajoutons que la vitiforesterie nourrit les sols en apportant de la matière organique et qu’elle protège la vigne du gel et de la canicule.

Les avantages de la polyculture sont nombreux et ils s’inscrivent dans une volonté forte de la part du vigneron ou de la vigneronne de développer une agriculture durable. Des pratiques que nous suivons de près à Faire des Vins sur Mesure et à Abyssales Performances…

 

Pour répondre aux défis économiques du vignoble, le retour à la polyculture et l’élevage est porté par de nombreuses Chambres d’Agriculture et déjà essayé par des vignerons.

Notre ambition : Aider les viticulteurs et vignerons à rebondir, à se diversifier et ainsi sauver notre viticulture qui doit rester un piller de nos paysage de la Provence au Bordelais en passant par le Languedoc et l’Occitanie.

Nous développerons nos idées et notre accompagnement que nous proposons..."

Contact:

Mail: fairedesvinssurmesures@orange.fr

Faire des Vins sur Mesure

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BIENVENUE SUR " Vins sur Mesure et Récits de Terroir par Patrice Drucbert.

Vinifier le Sud en 2026 : Stratégies et impératifs de la nouvelle œnologie

Par Patrice Drucbert, Œnologue consultant Le Grand Sud, des vignobles bordelais aux terrasses languedociennes, en passant par la Provence et...