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Programme détaillé
de travail
1. Elimination des
lies lourdes et de l'excès de CO2.
En fin de FA. Objectif : abaisser
la turbidité du vin au repos en dessous
de 400 NTU pour une
meilleure efficacité des apports d’oxygène sur le vin
(et non pas sur les
particules). Limiter l’effet concurrentiel entre le CO2 et
l’oxygène. Pour ce
faire, soutirer au baquet avec un bon éclatement du jet.
Après la FML. Objectif : abaisser
la turbidité du vin au repos en dessous
de 100 NTU (vin
quasi limpide) pour une meilleure efficacité des apports
d’oxygène sur le
vin (et non pas sur les particules). CO2 en dessous de
500 mg/l. Limiter
l’effet concurrentiel entre le CO2 et l’oxygène.
2. Les apports
d'oxygène débutent dès la fin de FA :
- En
microoxygénation on
commence aux environs de 30 ml/l/mois en
baissant les doses
dès l'apparition des arômes d’éthanal. Au bout de 2-3
jours, le profil
aromatique du vin doit avoir changé. Sur Syrah le premier
stade de perception
de l’éthanal s’accompagne d’arômes de fraises
écrasées. Le
deuxième stade plus élevé est accompagné d’arômes de
pomme coupée ou de
poire blette. Si on dépasse ce deuxième stade, on
passe de façon
difficilement réversible vers l’oxydation de tous les arômes
fruités avec des
arômes de foin, d’alcool de fruit. L’objectif est de maintenir
la perception
aromatique de l’éthanal entre la fraise et la pomme jusqu'au
début FML. Pour ce
faire, on augmente ou on baisse la dose. En général,
on descend jusqu'à
10 à 15 ml/l/mois. Il est préférable de couper
l’oxygène au début
de la FML et au plus tard lorsqu'on arrive à moins de
0,5 g/l d'acide
malique. Après le sulfitage de fin FML, on reprendra sur desdoses de 2 à 5
ml/l/mois. L'éthanal est proscrit et le suivi se base sur
l’augmentation de
l'intensité tannique (évolution normale) et sur l'absence
d'augmentation de
la sécheresse. On arrête la microoxygénation lorsqu'on
atteint le pic
d'intensité tannique sans augmentation de sécheresse. Si la
sécheresse commence
à augmenter alors que l’intensité tannique
augmente encore, on
diminue la dose voire on arrête la microoxygénation
si nécessaire.
- Avec
le cliqueur (pression
à 3 bars) on travaille sur la base d'apports les
plus fractionnés
possibles. Les apports sont calés sur l'apparition de
l'éthanal avant FML
(base : 1 sec / hL tous les 2 jours). Après FML, surles mêmes critères de
suivi qu’en microoxygénation (augmentation de
l’intensité
tannique sans augmentation de sécheresse), la base de travail
est de ¼ de seconde
/ hl tous les 2 jours. S’il y a des odeurs soufrées, on
intervient de façon
complémentaire (base : 1 sec / hL quand il le faut). Si
les doses ne
suffisent pas, on augmentera la fréquence en conservant ladose de base. Si
elles sont excessives on gardera la fréquence en
baissant la dose de
base (voire on baissera les 2). 3. Remise en suspension régulière des lies
dès le décuvage :
On commencera de
suite le remuage des lies légères de façon
hebdomadaire
pendant les 2 premiers mois. Par la suite on peut continuer
sur la même
fréquence ou ramener à 1 fois par quinzaine.
Le remuage des lies
peut s'effectuer avec tous les moyens efficaces : à
l'azote (effet de
dégazage), à la pompe immergée (qualité alimentaire +
hygiène)
ou à la pompe (renvoi par le fond de la cuve).
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