samedi 3 août 2024

L'effet de serre

 

L'effet de serre : notre planète sous cloche ?

 

 

Imaginez la Terre sans l'effet de serre. Un paysage glacé, inhospitalier, où la vie telle que nous la connaissons serait impossible. Pourtant, ce phénomène naturel, essentiel à notre survie, est aujourd'hui menacé par nos activités., mais pas que. Découvrons ensemble comment fonctionne l'effet de serre, pourquoi il est si important et quels sont les enjeux du changement climatique qui a commencé bien avant l’arrivée du moteur à essence.

 

L'effet de serre, un mécanisme naturel

 

L'effet de serre, un bouclier naturel

Imaginez la Terre comme une serre. Le Soleil envoie ses rayons sur notre planète. Une partie de cette énergie est absorbée par la surface terrestre, qui se réchauffe. Ensuite, cette chaleur


est réémise sous forme de rayons infrarouges. C'est là qu'interviennent les gaz à effet de serre (GES) présents dans l'atmosphère. Ces gaz agissent comme une couverture, capturant une partie de ces rayons infrarouges et empêchant ainsi une trop grande partie de la chaleur de s'échapper dans l'espace. C'est ce phénomène, appelé effet de serre, qui maintient notre planète à une température moyenne permettant l'existence de l'eau liquide et donc de la vie.


Sans effet de serre, la Terre serait un bloc de glace

Si l'effet de serre n'existait pas, la température moyenne à la surface de la Terre serait d'environ -18°C. Imaginez un monde entièrement gelé, où les océans seraient recouverts de glace et où la vie telle que nous la connaissons serait impossible. Grâce à l'effet de serre, notre planète bénéficie d'une température moyenne d'environ 15°C, ce qui crée des conditions propices au développement de la vie.

Une analogie avec une voiture :

Comparer l'atmosphère à une voiture fermée au soleil, où la température à l'intérieur augmente car la chaleur est piégée.

 

Les gaz à effet de serre sous la loupe

 

 

Tableau comparatif des principaux gaz à effet de serre

Gaz à effet de serre

Origine principale

Potentiel de réchauffement global (PRG)

Sources d'émissions

Vapeur d'eau (H₂O)

Naturelle (évaporation des océans)

Variable

Évaporation, transpiration des plantes

Dioxyde de carbone (CO₂)

Naturelle (respiration, décomposition), anthropique (combustion d'énergies fossiles, déforestation)

1

Combustion d'énergies fossiles, déforestation, industries

Méthane (CH₄)

Naturelle (décomposition de matière organique), anthropique (élevage, culture du riz, fuites de gaz)

28-36

Élevage, culture du riz, exploitation des énergies fossiles, décharges

Protoxyde d'azote (N₂O)

Naturelle (processus biologiques dans les sols), anthropique (agriculture, industrie)

265

Agriculture (engrais), industrie (production d'acide nitrique)

Gaz fluorés (HFC, PFC, SF₆)

Anthropique (réfrigérants, isolants, aérosols)

Très élevé (jusqu'à 23 900 fois celui du CO₂)

Industrie, climatisation, isolation

Note: Le PRG indique la capacité d'un gaz à piéger la chaleur par rapport au CO sur une période de 100 ans.

 

Explication claire des causes de l'augmentation des émissions de GES

L'augmentation des émissions de gaz à effet de serre, principalement du CO, est en grande partieliée aux activités humaines :

  • Combustion d'énergies fossiles : Le charbon, le pétrole et le gaz naturel, lorsqu'ils sont brûlés pour produire de l'électricité ou alimenter les transports, libèrent d'importantes quantités de CO dans l'atmosphère.
  • Déforestation : La destruction des forêts, notamment pour l'agriculture et l'exploitation forestière, réduit la capacité de la planète à absorber le CO.(Photosynthèse)
  • Agriculture : L'élevage du bétail produit du méthane par la fermentation entérique des ruminants. Les engrais azotés utilisés en agriculture libèrent du protoxyde d'azote.
  • Industrie : Les industries, notamment celles liées à la production de ciment et d'acier, sont de grandes émettrices de CO.
  • Changements d'utilisation des sols : La conversion des terres pour l'agriculture ou l'urbanisation libère du carbone stocké dans le sol.
  • Toute vie sur terre produits du C02 : Dés que la vie sur terre a commencé, la production de gaz carbonique a produit ces premiers effets .

En résumé, l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre est principalement due à notre mode de vie moderne, basé sur une consommation excessive d'énergies fossiles .

 

L'activité humaine est le principal facteur responsable du dérèglement climatique mais pas le seul.

 

Les conséquences du dérèglement

 

Des exemples concrets d'événements météorologiques extrêmes

  • Vagues de chaleur: Les canicules en Europe en 2003 et 2019 ont causé des milliers de décès et des dommages importants aux cultures.
  • Inondations: Les inondations dévastatrices en Asie du Sud-Est en 2018 ont

    déplacé des millions de personnes et entraîné des pertes économiques considérables.
  • Sécheresses: Les sécheresses prolongées en Afrique subsaharienne ont provoqué des famines et des conflits pour l'accès aux ressources en eau.
  • Ouragans: L'intensification des ouragans dans l'Atlantique, comme l'ouragan Katrina en 2005, a causé des dégâts matériels et humains considérables.

 

Les impacts à long terme

 

Le changement climatique pose de graves menaces pour les générations futures :

  • Pénurie d'eau: La fonte des glaciers et la modification des régimes de précipitations entraîneront des pénuries d'eau dans de nombreuses régions du monde, affectant l'agriculture, l'énergie et la santé.
  • Perte de biodiversité: La hausse des températures, l'acidification des océans et la modification des habitats naturels entraîneront la disparition de nombreuses espèces animales et végétales.
  • Conflits: La compétition pour les ressources de plus en plus rares, comme l'eau et les terres agricoles, pourrait déclencher des conflits entre les populations.
  • Migrations climatiques: Des millions de personnes seront contraintes de quitter leurs foyers en raison de l'élévation du niveau de la mer, des événements météorologiques extrêmes et de la dégradation des terres.
  • Les régions côtières menacées par la montée des eaux

 

En résumé, le changement climatique a des conséquences multiples et complexes qui affectent tous les aspects de notre vie. Il est urgent d'agir pour limiter le réchauffement climatique et s'adapter à ses impacts.

 

 

Agir pour le climat

 

Une liste d'actions individuelles

Réduire son empreinte carbone au quotidien, c'est à la portée de tous ! Voici quelques gestes simples à adopter :

  • Consommation énergétique: Réduire sa consommation d'électricité en optant pour des ampoules LED, en débranchant les appareils en veille et en ajustant le chauffage.
  • Transport: Privilégier les transports en commun, le vélo ou la marche pour les petits trajets. Réduire l'utilisation de la voiture individuelle et envisager le covoiturage.
  • Consommation: Choisir des produits durables et écologiques, privilégier les emballages recyclables ou réutilisables, réparer plutôt que jeter.
  • Sensibiliser son entourage: Parler du changement climatique avec ses proches, participer à des actions de sensibilisation.

Une présentation des politiques climatiques

 

L'Accord de Paris est un traité international sur le changement climatique adopté en 2015. Il vise à limiter le réchauffement climatique bien en dessous de 2°C par rapport à l'ère préindustrielle et à poursuivre les efforts pour le limiter à 1,5°C. Les États signataires s'engagent à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et à s'adapter aux impacts du changement climatique.

Au niveau local, de nombreuses initiatives sont mises en place pour lutter contre le changement climatique :

  • Développement des énergies renouvelables: Installation de panneaux solaires, éoliennes, etc.
  • Aménagement urbain durable: Favorisation des modes de transport doux, création d'espaces verts, etc.
  • Plans climat: Mise en place de plans d'action pour réduire les émissions de gaz à effet de serre au niveau local.

 

Pourquoi certains effets sont-ils considérés comme irréversibles ?

  • Inertie du système climatique: L'océan, par exemple, met des siècles à se réchauffer ou à se refroidir. Même si nous arrêtions toutes nos émissions aujourd'hui, le niveau des mers continuerait à monter pendant des décennies, voire des siècles, en raison de la dilatation thermique de l'eau et de la fonte des glaciers.
  • Points de basculement: Certains systèmes naturels, comme la calotte glaciaire du Groenland ou les forêts amazoniennes, peuvent atteindre des "points de basculement" au-delà desquels ils entrent dans un état irréversible, entraînant des conséquences en chaîne sur le climat mondial.
  • Léguer un problème aux générations futures: Même si nous parvenons à stabiliser le climat à un niveau plus élevé, les générations futures devront faire face aux conséquences de ce réchauffement, comme la gestion des risques liés aux événements extrêmes (sécheresses, inondations, etc.).

Quelles sont les conséquences de ces effets irréversibles ?

  • Montée des eaux: Des millions de personnes vivant dans les zones côtières seront déplacées, entraînant des conflits et des crises humanitaires.
  • Perte de biodiversité: De nombreuses espèces animales et végétales ne pourront pas s'adapter assez rapidement aux changements climatiques et risquent de disparaître.
  • Désertification: L'intensification des sécheresses et des vagues de chaleur entraînera la dégradation des sols et la perte de terres cultivables.
  • Événements météorologiques extrêmes: Les tempêtes, les inondations et les canicules deviendront plus fréquents et plus intenses, causant des dommages importants aux infrastructures et aux économies.

Pourquoi les efforts humains sont-ils malgré tout essentiels ?

  • Limiter l'ampleur des dégâts: Même si certains effets sont inévitables, nos actions peuvent limiter leur intensité et leur fréquence.
  • Protéger les populations les plus vulnérables: En nous adaptant aux changements climatiques, nous pouvons réduire les impacts sur les populations les plus vulnérables.
  • Préserver la biodiversité: Des mesures de conservation et de restauration des écosystèmes peuvent aider à préserver la biodiversité face au changement climatique.
  • Développer des technologies innovantes: La recherche et le développement de nouvelles technologies peuvent nous permettre de faire face aux défis du futur.

En conclusion, si les effets du changement climatique sont en partie irréversibles, il est crucial de continuer à agir pour limiter le réchauffement climatique et nous adapter à ses conséquences. Chaque effort compte, et il est de notre responsabilité de laisser aux générations futures une planète viable.


Quelques aspects et dates du réchauffement climatique

 

1824 : la découverte du phénomène

En 1824, le scientifique Joseph Fourier découvre l’effet de serre. Quelques temps plus tard, en 1896, Svante Arrhenius découvre à son tour que la combustion des énergies fossiles charge l’air en CO2,


occasionnant alors le réchauffement de l’air… C'est le début de la prise de conscience (déjà).

Toutefois, il faut attendre 1958 - 62 ans plus tard - pour que Charles Keeling mette enfin en lumière le fait que la concentration de gaz à effet de serre se répartit uniformément sur l'ensemble de la Terre et ne stagne pas au-dessus des zones industrialisées.

 

 

En 1276 et 77,en France, la récolte d’avoine et de seigle fût totalement détruite par la chaleur

Été 1911, la canicule oubliée la plus meurtrière en France

Si les épisodes caniculaires sont de plus en plus intenses et fréquents avec les effets du réchauffement climatique, ils ne sont pas nouveaux dans l’histoire. Parmi les canicules les plus meurtrières en France, celle de l’été 1911 a fait plus de 40 000 morts, principalement des nourrissons.

En 1646 et 1676,il y eût en Europe 56 jours consécutifs de grandes chaleurs

1976, La Sécheresse en mémoire

Même si d'autres sécheresses ont fait parler d'elles (notamment celle de 2003, (avec le décès de nombreuses personnes âgées),ou encore 2022, celle de 1976 reste particulière dans nos mémoires.

C'était il y a 48 ans...

Car dès le printemps 1976, la moitié nord de la France constatait un manque d'eau.
En fait, c'est même dès le mois de décembre 1975 que les niveaux des nappes phréatiques a commencé à être inférieur à la normale.
En 1976, les spécialistes nous expliquaient qu'on ne pouvait vivre un phénomène de cette intensité qu'une fois par siècle. La précédente remonte à 1893.

Côté chaleur, en 1976, trois vagues ont été vécues :

·         tout d'abord du 6 au 9 mai...avec des températures qui ont dépassé largement les 30 degrés. 37° relevé dans le LUBERON 84

·         puis durant 10 jours début juin

·         avant une série de 23 jours, durant laquelle le thermomètre a dépassé les 35 degrés                                                                                     

En 1976, c'est toute l'économie qui a été impactée par la sécheresse :

·         le prix du kilo de tomate a quasi doublé en l'espace de quelques jours

·         une baisse de la tension électrique de 5% a été décidée

·         le coût global a été estimé à 10 milliards de francs

·         dont 2 milliards versés aux agriculteurs (pour les indemniser) via un impôt "sécheresse"

 

Avant 1856 il n’y avait pas de moteurs à explosion-d’avions-de porte-conteneurs-d’industries ou chauffage au fuel,et pourtant il y a eu des canicules pires que celle de 2019…

Le réchauffement climatique est lié aux activités humaines mais pas que

 

Le rôle du réchauffement climatique actuel

Si les événements climatiques extrêmes ne sont pas nouveaux, le réchauffement climatique actuel exacerbe leur fréquence et leur intensité. Voici comment :

  • Augmentation des températures moyennes: Cela favorise l'évaporation, ce qui peut entraîner des sécheresses plus sévères et des précipitations plus intenses lors des épisodes pluvieux.
  • Montée du niveau des mers: Les zones côtières sont de plus en plus vulnérables aux inondations, notamment lors de tempêtes.
  • Modification des régimes de précipitations: Les régions qui étaient traditionnellement humides peuvent connaître des périodes de sécheresse plus longues, tandis que d'autres régions peuvent être sujettes à des inondations plus fréquentes.

Le paradoxe apparent : des événements extrêmes avant l'ère industrielle

Le fait que des événements climatiques extrêmes aient eu lieu avant l'ère industrielle peut sembler contredire l'idée que le réchauffement climatique est d'origine humaine. Cependant, plusieurs facteurs peuvent expliquer ces événements :

  • Variabilité naturelle du climat: Le climat terrestre est soumis à des variations naturelles liées à des facteurs tels que les cycles solaires, les éruptions volcaniques et les oscillations océaniques.
  • Événements climatiques extrêmes régionaux: Même si la température moyenne mondiale augmente, certaines régions peuvent connaître des périodes de refroidissement temporaire en raison de phénomènes locaux.

En conclusion, bien que les événements climatiques extrêmes ne soient pas nouveaux, le réchauffement climatique actuel, causé en grande partie par les activités humaines, augmente considérablement le risque et l'intensité de ces événements. Il est donc essentiel de prendre des mesures pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre et nous adapter aux conséquences du changement climatique.

Fermentation et Vinification 2024

 

PREPARATION DES VENDANGES 2024

Fermentation et Vinification 2024 : Points clés et actions prioritaires

Objectifs:

  • Obtenir des vins sans odeurs soufrées issues de la fermentation
  • Maîtriser les risques micro-biologiques pour une meilleure conservation
  • Favoriser une expression tannique harmonieuse et un bon équilibre en bouche

Actions à mener rapidement:

Pour tous les vins:

  • Éliminer les lies lourdes: Dégazer les vins afin de faciliter leur sédimentation.
  • Apporter de l'oxygène aux vins rouges: Réaliser 2 à 3 soutirages avant la malo pour oxygéner le vin et éliminer les lies légères.
  • Gérer le SO2: Ajuster le SO2 pour prévenir les altérations micro-biologiques et les déviations gustatives.

En plus pour les vins rouges:

  • Réaliser des macérations longues: Favoriser des macérations longues pour obtenir des vins plus amples avec des tanins fondus.
  • Séparer les coules des presses: Gérer séparément les jus de première presse et les jus de pressurage pour une meilleure extraction des arômes et des tanins.

En plus pour les vins blancs et rosés:

  • Effectuer des mises au propre poussées: Réaliser des soutirages successifs à l'abri de l'air pour limiter l'oxydation.
  • Utiliser des techniques d'élevage sur lies fines: Favoriser l'élevage sur lies fines pour complexifier la palette aromatique.

Points d'attention:

  • Surveiller les variations analytiques pendant la macération, en particulier le risque de départ en
    malo sous marc.
  • Intervenir rapidement après la malo pour limiter les montées d'acidité volatile.
  • Corriger les notes aromatiques soufrées et végétales par un apport d'oxygène modéré.
  • Ne pas négliger l'ouillage des cuves, en particulier pour les vins à pH élevé.
  • Maintenir une hygiène rigoureuse des cuves et du matériel.

En résumé:

Ces directives visent à guider les actions de vinification pour préserver la qualité des vins et leur potentiel de vieillissement. Il est important de les adapter en fonction du contexte et des caractéristiques des vins, en collaboration avec un œnologue si nécessaire.

vendredi 2 août 2024

Stabilité protéique des vins blancs et rosés

 


La stabilité protéique est un facteur important de la qualité des vins blancs et rosés. En effet, la présence de protéines instables dans ces vins peut entraîner la formation d'un trouble appelé casse protéique, qui altère l'aspect du vin et le rend impropre à la consommation.

Mécanismes de la casse protéique

La casse protéique se produit lorsque les protéines du vin, principalement issues du raisin, subissent une dénaturation, c'est-à-dire une modification de leur structure tridimensionnelle. Cette dénaturation peut être provoquée par différents facteurs, tels que :

·         La chaleur: Une exposition à des températures élevées (supérieures à 25°C) peut dénaturer les protéines.

·         Le froid: Des températures basses (inférieures à 0°C) peuvent également favoriser la dénaturation des protéines.

·         Les changements de pH: Une variation du pH du vin peut modifier la charge électrique des protéines, ce qui peut les rendre plus susceptibles de s'agréger et de précipiter.

·         La présence de tanins: Les tanins, présents dans les vins rouges, peuvent interagir avec les protéines et les précipiter.

Prévention de la casse protéique

La principale méthode de prévention de la casse protéique est le traitement à la bentonite. La bentonite est une argile smectitique qui a la propriété de fixer les protéines instables et de les éliminer du vin. La dose de bentonite à utiliser doit être déterminée avec précision pour éviter un excès de traitement qui pourrait nuire aux qualités organoleptiques du vin.

Pour déterminer la dose de bentonite nécessaire, on utilise généralement un test de chauffage. Ce test consiste à comparer la turbidité d'un vin centrifugé avant et après un traitement à la chaleur (80°C pendant 30 minutes). La formule suivante permet de calculer la dose de bentonite à utiliser :

Dose de bentonite (g/hl) = (1,48 ∆ NTU) + 2

NTU signifie "Nephelometric Turbidity Unit" et correspond à l'unité de mesure de la turbidité.

Autres stabilités à contrôler avant la mise en bouteille

En plus de la stabilité protéique, il est important de vérifier les stabilités suivantes avant la mise en bouteille des vins blancs et rosés :

·         Stabilité tartrique: Cette stabilité concerne la précipitation des sels de tartrate, qui peut donner lieu à la formation de "cristaux de tartre" dans le vin.

·         Stabilité des matières colorantes colloïdales: Ces matières colorantes peuvent se précipiter et donner au vin un aspect trouble.

·         Stabilité vis-à-vis des casses métalliques: Le fer et le cuivre peuvent réagir avec certains composés du vin et donner lieu à des troubles ou à des goûts désagréables.

Contrôles à effectuer avant la mise en bouteilles

Outre les contrôles de stabilité, il est également important de vérifier les points suivants avant la mise en bouteilles :

·         Le taux de SO2: Le dioxyde de soufre est un antioxydant qui permet de protéger le vin de l'altération et de stabiliser sa couleur.

·         Le taux de CO2: La présence de gaz carbonique résiduel dans le vin peut donner lieu à des prises de mousse indésirables.

Conclusion

La mise en bouteilles des vins blancs et rosés est une étape délicate qui nécessite une démarche structurée et rigoureuse. En contrôlant la stabilité protéique et les autres paramètres importants, on peut s'assurer d'obtenir des vins de qualité qui se conserveront bien dans le temps.

 

BIENVENUE SUR " Vins sur Mesure et Récits de Terroir par Patrice Drucbert.

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Par Patrice Drucbert, Œnologue consultant Le Grand Sud, des vignobles bordelais aux terrasses languedociennes, en passant par la Provence et...